rauque
adjectif, /ʁokə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Se dit de la voix devenue rude et comme enrouée. Par extension. Fig.
Pouvez-vous endurer que ces rauques cigales Égalent leurs chansons à vos œuvres royales ? — Mathurin Régnier (1573-1613)
Sa voix était rauque, tremblante et entrecoupée — Fénelon (1651-1715)
Étymologie : Berry, rauche, enroué ; génev. rouche, enrouement ; prov. rauc, rauch ; cat. ronc ; espagn. ronco ; port. rouco ; ital. rauco ; du lat. raucus ; comparez le sanscr. ru, faire du bruit.
Historique : XIIIe s. Ne je ne puis mais haut crier, Car douze mois en l'an sui raus [enrhumé]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Il se dit, en parlant de la Voix, d’un Son rude, âpre et comme enroué. Une voix rauque. Cet homme a une voix forte, mais le son en est rauque. Il a quelque chose de rauque dans la voix.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- rauques — pluriel — /ʁokə/
- rauque — singulier — /ʁokə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée rauque#52185.