rauque
adjectif · /ʁokə/
Usage : d'usage courant (9.64 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Se dit d'une voix rude, grave et comme enrouée
Il avait une voix rauque après la nuit passée au concert.
« Passé le mois de juin, le rossignol ne chante plus, et il ne lui reste qu'un cri rauque, une sorte de croassement où l'on ne reconnaît point du tout la mélodie de Philomèle »Buffon (1707-1788)
« Sa voix était rauque, tremblante et entrecoupée »Fénelon (1651-1715)
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- rauques : pluriel · /ʁokə/
- rauque : singulier · /ʁokə/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 1 sens
adj.
Se dit de la voix devenue rude et comme enrouée. Par extension. Fig.
Pouvez-vous endurer que ces rauques cigales Égalent leurs chansons à vos œuvres royales ?Mathurin Régnier (1573-1613)
Sa voix était rauque, tremblante et entrecoupéeFénelon (1651-1715)
Étymologie : Berry, rauche, enroué ; génev. rouche, enrouement ; prov. rauc, rauch ; cat. ronc ; espagn. ronco ; port. rouco ; ital. rauco ; du lat. raucus ; comparez le sanscr. ru, faire du bruit.
Historique : XIIIe s. Ne je ne puis mais haut crier, Car douze mois en l'an sui raus [enrhumé]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 1 sens
adj. des deux genres
Il se dit, en parlant de la Voix, d’un Son rude, âpre et comme enroué. Une voix rauque. Cet homme a une voix forte, mais le son en est rauque. Il a quelque chose de rauque dans la voix.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée rauque#52185.