raturé · rature

raturé

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Terme d'histoire naturelle. Se dit d'un corps marqué de taches ou de raies qui ressemblent à celles que l'on produirait en le raclant.

  2. Effacé par une rature. Mots raturés. Manuscrit très raturé, manuscrit où il y a beaucoup de ratures.

    Ce mémoire était brouillé et raturé, mais écrit de la main de M. de Châteauneuf — Cardinal de Retz (1613-1679)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • raturées — pluriel féminin
  • raturés — pluriel masculin
  • raturée — singulier féminin
  • raturé — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée raturé#104612.

rature

nom, féminin, /ʁatyʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Synonyme de raclure. Quand on voulait faire l'essai d'une masse d'argent, on en tirait quelques grains, par le moyen d'un petit instrument nommé échoppe ; on mettait cette petite quantité d'argent sur des charbons ardents, et on jugeait de son titre par sa couleur plus ou moins blanche ; cette méthode s'appelait faire l'essai à la rature ou à l'échoppe, Dict. des arts et mét. Essayeur. Ce qu'on enlève des peaux en les raturant. Les ratures servent à faire de la colle. Terme de potier d'étain. Petite bande qu'on enlève en tournant l'étain sur la roue.

  2. Par extension, trait de plume passé sur ce qu'on a écrit (le trait ainsi passé étant comparé à une raclure). Fig.

    J'ai vu son manuscrit original [Télémaque de Fénelon], il n'y a pas dix ratures — Voltaire (1694-1778)

    Les actes seront inscrits sur les registres de suite, sans aucun blanc ; les ratures et les renvois seront approuvés et signés de la même manière que le corps de l'acte

Étymologie : L'ancien verbe rater, qui signifiait effacer : XIVe siècle : Et aussi rata le dit prestre une lettre scellée du grant scel, DU CANGE, rattare ; Il rata et osta un x sur la somme de xij c. frans, ID. ib. Rature a aussi bien le sens de racler que celui de raturer. Ratter ou rater représente phonétiquement un dérivé du lat. raptus, enlèvement, qui, en effet, avait donné rat ; il signifierait enlever ; mais de là à racler, effacer, les intermédiaires manquent. D'un autre côté, l'ancienne langue a raté, rongé par les rats ; d'où rature a pu signifier rongeure de rat, comme le provençal ratonadura ;

Historique : XIIIe s. Rature [raclure] d'estaux de boucherie XVIe s. Et fut la cuirace attainte, qui neantmoins demoura en son entier, et à peine y feit le traict une petite rature, qui n'apparoissoit comme point, non plus que si elle eust esté faitte d'un petit burin ou poinçon à escrire

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Action d’éffacer par des traits de plume ce qu’on à écrit ou Résultat de cette action. Faire des ratures. Un écrit tout plein de ratures, chargé de ratures. Un acte plein de ratures. Le notaire et les parties ont approuvé les ratures de l’acte. Dans les manuscrits de cet auteur on trouve à peine quelques ratures.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • ratures — pluriel — /ʁatyʁə/
  • rature — singulier — /ʁatyʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée rature#52179.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.