ratière
nom, féminin, /ʁatjɛʁə/
Voir aussi : féminin de ratier
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Piége pour prendre les rats. Fig.
Voilà le digne neveu de mon oncle Perez pris comme un rat dans une ratière — Lesage (1668-1747)
Saint Paul dit lui-même que des gens défendront les mariages, et lui-même en parle aux Corinthiens d'une manière qui est une ratière — Pascal (1623-1662)
Métier du rubanier pour faire la ganse.
Étymologie : Rat 2 ; Berry, ratouère ; bourguig. raitore ; provenç. rateira ; catal. ratera ; portug. ratoeira.
Historique : XIVe s. Onques ras ne fu pris si bien à la ratiere Que furent Espaignol.... XVIe s. Les secretains avec une ratouere prirent une souris qui estoit pleine, et feit cinq petits souriceaux dedans la ratouere mesme Comme nasses ou ratoires à prendre poissons et rats
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Petit piège à prendre les rats. Tendre une ratière. Il s’est pris un rat dans la ratière. Il a été pris comme dans une ratière.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- ratières — pluriel — /ʁatjɛʁə/
- ratière — singulier — /ʁatjɛʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ratière#52167.