râtelée

râtelée

nom, féminin, /ʁatəle/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Usité seulement dans cette locution : Dire sa râtelée, dire librement tout ce qu'on sait, tout ce qu'on pense.

    Chacun y dit sa râtelée — Scarron (1610-1660)

    Un compagnon disait sa râtelée à certain carme — Jean-Baptiste Rousseau (1671-1741)

Étymologie : On prend ici râtelée pour un plein râteau. Si l'on remarque que râtelée dans l'historique est écrit sans s (excepté en un seul exemple), ce qui ne serait sans doute pas s'il venait de râteau, on pensera que ratellée (c'est la plus ancienne orthographe) vient de ratelle, la rate ; et dire sa ratelée, c'est se décharger la rate.

Historique : XVe s. Nous declaira à pleine voix Qu'il en diroit sa ratellée, Et fist serment de haulte enrée, Qu'il congnoissoit les personnages Quand nostre homme eut tout au long conté sa ratelée En ma petite ratelée [historiette] XVIe s. Caqueter à double ratelée Vous en direz votre rastelée

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Ce qu'on peut ramasser en un coup de râteau. Une râtelée de foin.

Étymologie : Râtelé.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Ce que l’on peut ramasser en un seul coup de râteau. Une râtelée de foin. Une râtelée d’avoine.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • râtelées — pluriel — /ʁatəle/
  • râtelée — singulier — /ʁatəle/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée râtelée#54547.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.