rassis
adjectif, /ʁasi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens)
Littré (1873)
part. passé
Assis de nouveau. Étant rassis.
Pain rassis, pain qui n'est plus tendre, ainsi dit parce qu'il est, pour ainsi dire, rassis, cessant d'être chaud et soulevé. Mangeur de pain rassis, se dit, par plaisanterie, d'un boulanger qui a peu de pratiques, à cause qu'il est obligé de manger le pain, devenu rassis, qu'il n'a pas vendu.
Fig. Rendu au calme moral. Un homme rassis, un homme dont l'esprit est calme, mûri par la réflexion. Projets rassis, projets suggérés par un esprit calme. De sens rassis, sans être ému ou troublé.
D'un esprit plus rassis.... — Pierre Corneille (1606-1684)
Voilà mes projets.... ceux de mon fils me paraissent tout rassis et tout pleins de raison — Mme de Sévigné (1626-1696)
S. m. Prendre son rassis, se dit des eaux-de-vie qu'on laisse se reposer après qu'elles viennent d'être faites par la distillation.
Terme de maréchalerie. Fer de cheval qu'on rattache avec des clous neufs, qu'on rassied. Deux rassis valent un fer neuf.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (3)
- rassis — masculin — /ʁasi/
- rassises — pluriel féminin — /ʁasizə/
- rassise — singulier féminin — /ʁasizə/
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