rancœur
nom, féminin, /ʁɑ̃kœʁ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme vieilli. Haine cachée et invétérée qu'on garde dans le cœur ; même sens que rancune, mais d'un style plus élevé.
Arrière, vaines chimères De haines et de rancueurs ; Soupçons de choses amères, Éloignez-vous de nos cœurs — Malherbe (1555-1628)
Excuse par pitié ma jalouse rancœur — Mathurin Régnier (1573-1613)
Étymologie : Berry, rancœur, s. m. dégoût : ça fait rancœur ; prov. rancor ; espagn. rencor ; port. rancor ; ital. rancore ; du lat. rancorem, proprement rancidité, figurément haine couverte.
Historique : XIIe s. Li altres geunet [jeûne] par rancor et par impascience XIVe s. Le suppliant et feu Guillaume buvoient à un escot, sans nulle rancuer ou mauvaise excogitation
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- rancœurs — pluriel — /ʁɑ̃kœʁ/
- rancœur — singulier — /ʁɑ̃kœʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée rancœur#51951.