ramure
nom, féminin, /ʁamyʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Ensemble des branches d'un arbre.
Jeune, j'aimais les bois ; sous leurs vertes ramures Qui des flots de la mer imitent les murmures, J'ai bien souvent erré, non sans quelque douceur — Pierre Lebrun (1785-1873)
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures S'emplissent pour vous seul de suaves murmures Et de rayons dorés ! — Victor Hugo (1802-1885)
Bois d'un cerf, d'un daim.
Les valets font cent tours, L'intendant même ; et pas un d'aventure N'aperçut ni cor, ni ramure, Ni cerf enfin — La Fontaine (1621-1695)
Étymologie : Rame 1.
Historique : XVIe s. Il ne s'en faut que ramures et cors, Que vous, amans, ne soyez aussi bestes [que les cerfs] Si on chastre le cerf avant qu'il porte sa rameure, il n'en portera jamais Lesquelles [branches de mûrier] avec toute leur rameure, ferés porter en la maison
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Ensemble des branches d’un arbre. Une épaisse ramure. En ce sens il est peu usité.
Il se dit aussi du Bois d’un cerf, d’un daim. La ramure du cerf est ronde. La ramure du daim est plate.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- ramures — pluriel — /ʁamyʁə/
- ramure — singulier — /ʁamyʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ramure#51929.