ramagé
adjectif, /ʁamaʒe/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Orné de ramages.
Le vif-argent aux fleurs fantasques, Dont les vitraux sont ramagés — Théophile Gautier (1811-1872)
Étymologie : Ramage 1.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- ramagées — pluriel féminin — /ʁamaʒe/
- ramagés — pluriel masculin — /ʁamaʒe/
- ramagée — singulier féminin — /ʁamaʒe/
- ramagé — singulier masculin — /ʁamaʒe/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ramagé#51854.
ramage
nom, masculin, /ʁamaʒə/
Usage : d'usage courant (1.36 occurrences par million — Lexique 3.83).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (5 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Action d'effacer les plis des draps et de donner une largeur uniforme à toute l'étoffe, en la mettant sur la rame.
Étymologie : Rame 1.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Rameau, branchage (vieilli en ce sens). Terme de vénerie. Branches des arbres.
Dans ce parc un vallon secret, Tout voilé de ramages sombres — THÉOPHILE
Terme de droit coutumier. Faculté dont jouissaient quelques sujets de couper des branches ou des rameaux dans les forêts de leur seigneur.
Il s'est dit pour branche du bois des cerfs.
Des ramages d'un cerf la marque ineffaçable — NOUGUIER
Aujourd'hui, représentation de feuillages, de fleurs, etc. disposés en long sur une étoffe.
Le carrosse est doublé d'un velours à ramage — Hauteroche (1617-1707)
Et.... ne doit-on pas craindre de voir un jour un simple abbé en velours gris et à ramages comme une éminence ? — La Bruyère (1645-1696)
Le chant des petits oiseaux qui se tiennent dans les rameaux. Par extension, il se dit du chant de tout oiseau. Fig. et familièrement. Babil des enfants. Fig. Se dit du chant d'un chanteur qui ne plaît pas. Fig. Discours dénué de sens.
Oiseau qui chante toutes sortes de ra mages — Vaugelas (1585-1650)
La tendre mélodie et la variété douce et brillante du ramage de nos oiseaux chanteurs — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Berry, ramage, branchage ; provenç. ramatge, ramée ; espagn. ramage ; du lat. fictif ramaticum, de ramus, branche (voy. RAMEAU). Dans l'ancienne langue, ramage est adjectif, et signifie sauvage, branchier. Au sens de chant, l'historique montre qu'on a dit chant ramage, chant des branches, chant sauvage.
Historique : XVIe s. Le doux ramage des oiseaux Et rossignols au gay courage ....Chantent leur joly chant ramage On connoist tousjours de quelle nation est un homme, ou par le langage, ou par sa façon de vivre ordinaire, ou par l'habillement, ou bien par quelque trait naturel de son ramage [race], qui lui eschappe quand il s'oublie, pour quelque depaysé qu'il soit L'on a dit autrefois, qu'où ramage [les descendants] defaut, lignage [les ascendants] succede On s'abstiendra d'y planter des saules, peuples et autres bois aquatiques, bien qu'abondants en ramage, pour le mauvais goust qu'ils rapportent à la cha…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Rameau, branchage. Il ne se dit plus qu’au figuré d’un Dessin de rameaux de branchages, de feuillages, de fleurs sur une étoffe. Velours à ramage. Damas à grands ramages, à petits ramages. Une robe à ramages.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- ramages — pluriel — /ʁamaʒə/
- ramage — singulier — /ʁamaʒə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ramage#51851.