râle

râle

nom, masculin, /ʁalə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Bruit qui, chez les moribonds, est produit par le passage de l'air à travers les mucosités accumulées dans le larynx, la trachée-artère ou les grosses divisions des bronches.

  2. Terme de médecine. Bruits anomaux qui se développent dans les voies aériennes, et qui, se mêlant au murmure respiratoire, l'obscurcissent ou le remplacent complétement. Râle muqueux, râle produit par le passage de l'air à travers un liquide d'une certaine ténacité, formant des bulles qui varient de grosseur et de nombre. Râle caverneux, râle muqueux ayant lieu dans une excavation des poumons. Râle sonore, son qui, léger, ressemble au roucoulement du pigeon, et, plus fort, au ronflement. Râle de retour, le râle qui se fait entendre dans les points hépatisés du poumon, quand la résolution commence.

Étymologie : Mot d'origine germanique ; angl. rattle ; flam. ratelen ; haut-allem. rasseln, faire du bruit.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Nom d'un genre d'échassiers, dont une espèce est appelée râle d'eau ou râle aquatique, rallus aquaticus, L. Râle de genêt, râle rouge, anciens synonymes désignant la gallinule de genêt, rallus crex, L. Râle noir, nom porté par la gallinule noire. Dans le genre râle on distingue encore le râle porzane, dit petit râle d'eau, filassier, coquant, girardine, hermi, marouette porzane, rallus porzana, L.

    Le seul râle de terre habite dans les prairies ; et c'est du cri désagréable ou plutôt du râlement de ce dernier oiseau que s'est formé dans notre langue le nom de râle pour l'espèce entière — Buffon (1707-1788)

Étymologie : Picard (St-Valery), reille ; allem. Ralle ; angl. rail ; bas lat. rallus. Diez, après Buffon, y voit le verbe râler, à cause du cri de cet oiseau ; et Scheler cite à l'appui que le râle est dit en provençal ronfle, du verbe ronfla, ronfler, et en allemand Wiesenschnarcher, le ronfleur des prés ; cependant il faut noter qu'au XIVe s. le mot est raale ; il faut noter aussi que Regnard le nomme rafle : Poules de Caux, pluviers, une demi-douzaine de rafles (suivant certaines éditions), de lapins de garenne, le Bal, sc. 11.

Historique : XIVe s. L'en peut voler aux raales des champs qui sont roux

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Genre d’échassiers. Râle d’eau. Râle de genêt ou Râle rouge.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • râles — pluriel — /ʁalə/
  • râle — singulier — /ʁalə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée râle#54523.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.