raisonnement

raisonnement

nom, masculin, /ʁɛzɔnəmɑ̃/ ou /ʁɛzonəmɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. La faculté ou l'action de raisonner. C'est un homme d'un raisonnement profond, juste, solide. Terme de philosophie. Se dit, en général, d'une opération de l'esprit par laquelle, un jugement ou plusieurs jugements étant donnés, on en fait sortir un autre jugement.

    Raisonner est l'emploi de toute ma maison, Et le raisonnement en bannit la raison — Molière (1622-1673)

    Ceux qui sont accoutumés à juger par le sentiment ne comprennent rien aux choses de raisonnement — Pascal (1623-1662)

  2. Enchaînement de divers arguments. Familièrement. Des raisonnements à perte de vue, des raisonnements vagues, et qui ne concluent rien.

    C'est un raisonnement bien mauvais que le vôtre — Pierre Corneille (1606-1684)

    Pour moi, je ne vois goutte en ce raisonnement — Pierre Corneille (1606-1684)

  3. Paroles, discours. Observation, excuse plus ou moins motivée. Familièrement. Point tant de raisonnements, façon d'exprimer qu'on veut être obéi sans réplique.

    L'ingrat est-il touché de mes empressements ? L'amour même entre-t-il dans ses raisonnements ? — Jean Racine (1639-1699)

    Tant de raisonnements offensent ma colère — Jean Racine (1639-1699)

Étymologie : Raisonner ; provenç. razonamen, rezonamen ; anc. cat. rahonament ; espagn. razonamiento ; ital. ragionamento.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Faculté ou Action de raisonner. C’est un homme qui a le raisonnement juste, solide. Il y a dans cet ouvrage une grande force de raisonnement.

  2. Il se dit aussi d’un Syllogisme, de toute suite d’arguments qui s’enchaînent. Raisonnement juste, clair. Raisonnement faux, obscur, captieux. Tous ces raisonnements sont superflus à quoi tendent tous ces raisonnements? Convaincre quelqu’un par la force de ses raisonnements. Je vous prie de suivre mon raisonnement.

  3. Fam., Faire des raisonnements à perte de vue, Faire des raisonnements vagues et qui ne concluent rien.

  4. Pas tant de raisonnements, pas de raisonnement : Façons de parler dont on se sert pour faire entendre que l’on veut être obéi sans réplique.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • raisonnements — pluriel — /ʁɛzɔnəmɑ̃/ ou /ʁɛzonəmɑ̃/
  • raisonnement — singulier — /ʁɛzɔnəmɑ̃/ ou /ʁɛzonəmɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée raisonnement#51813.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.