raison
nom, féminin, /ʁɛzɔ̃/
Définitions
Faculté de penser, de juger et de distinguer le vrai du faux.
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Motif, cause d'un fait ou d'une action : la raison de son départ.
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Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (21 sens) — Académie 1935 (51 sens)
Littré (1873)
s. f.
Faculté par laquelle l'homme connaît, juge et se conduit. Fig. Avoir sa raison, toute sa raison, jouir de la plénitude de ses facultés intellectuelles. Âge de raison, âge où les enfants commencent à jouir de la raison. Un être de raison, voy. ÊTRE 2, n° 3. Perdre la raison, devenir fou. Perdre la raison, se dit aussi d'un homme qui fait quelque chose de contraire à la raison, au bon sens. Il faut que vous ayez perdu la raison, pour avoir tenu ce langage. Terme de métaphysique. Raison pure ou intuitive, se dit par opposition à raison empirique ou connaissances expérimentales. Culte de la Raison, culte célébré pour la première fois dans l'église métropolitaine de Paris, le 20 brumaire an II (10 nov. 1793), et bientôt imité dans toute la France.
Puisqu'il est certain que la raison des hommes ne s'étend pas si loin que la vérité des choses — Guez de Balzac (1597-1654)
Vous serez toujours.... un esprit chaussé tout à rebours, Une raison malade et toujours en débauche — Molière (1622-1673)
Raison se dit de la somme de vérités que les hommes admettent uniformément ; cette raison est souvent nommée raison impersonnelle.
À la vérité, une raison est en moi ; car il faut que je rentre sans cesse en moi-même pour la trouver ; mais la raison supérieure qui me corrige dans le besoin et que je consulte n'est point à moi, et elle ne fait point partie de moi-même ; cette règle est parfaite et immuable, je suis changeant et imparfait.... nous recevons sans cesse et à tout moment une raison supérieure à nous.... c'est elle par qui les hommes de tous les siècles et de tous les pays sont comme enchaînés autour d'un certain centre immobile — Fénelon (1651-1715)
Raison se dit quelquefois absolument pour logos, Verbe.
Au-dessus de notre faible raison, restreinte à certains objets, nous avons reconnu une raison première et universelle.... — Bossuet (1627-1704)
Où est-elle cette raison suprême ? n'est-elle pas le Dieu que je cherche ? — Fénelon (1651-1715)
Le bon usage de la faculté de raison, bon sens, justesse d'esprit, sagesse. Raison écrite, se dit du droit romain dans les pays où on le consulte. Parler raison, parler raisonnablement. D'après Bouhours, cette locution était rejetée par quelques-uns ; aujourd'hui elle est reçue. Parler raison, signifie quelquefois devenir raisonnable, traitable. Voilà parler raison. C'est parler raison, cela. Mariage de raison, mariage où l'on consulte plus la convenance que l'inclination. Il n'y a ni rime ni raison, voy. RIME.
La raison règle enfin l'ardeur qui les emporte — Pierre Corneille (1606-1684)
Ce discours, quoique même un peu hors de saison, Pourrait avoir du moins quelque ombre de raison — Pierre Corneille (1606-1684)
Dans un sens assez récent, raison se dit, absolument, pour exprimer la somme croissante d'idées bonnes et justes qui est dans une société. La raison contemporaine, la somme de vérités et de principes qui est propre à chaque époque.
Le père eût poussé plus loin la sainte haine qu'il avait contre la raison — Saint-Évremond (1614-1703)
Il a été plus facile aux Hérules, aux Vandales, aux Goths et aux Francs, d'empêcher la raison de naître, qu'il ne serait aujourd'hui de lui ôter sa force quand elle est née — Voltaire (1694-1778)
Ce qui est de devoir, de droit, d'équité, de justice. Ce qui est raisonnable. Avoir raison, être fondé dans ce qu'on dit ou fait. Familièrement, la bête a raison, se dit quand on se rend au sentiment d'une personne qu'on témoigne estimer peu. Donner raison à quelqu'un, prononcer en sa faveur. Donner toute raison, donner complétement raison. Entendre raison, acquiescer à ce qui est juste et raisonnable. Il n'entend pas raison là-dessus, se dit d'un homme qui se montre sévère, opiniâtre sur quelque point. Entendre raison, écouter raison, se dit quelquefois d'une femme qui se rend aux sollicitations d'un amant. Se faire une raison, se soumettre à ce qui ne peut être changé. Mettre quelqu'un à la raison, l'y soumettre. Se mettre à la raison, s'y soumettre. Mettre à la raison, signifie quelquefois triompher de quelqu'un, réduire par la force, par l'autorité. Il mit ces furieux à la raison. C'est raison, ce n'est pas raison, il est raisonnable, il n'est pas raisonnable. C'est bien la raison que, il est bien raisonnable, il est bien juste que. Fig. Contre toute raison, d'une façon excessive. Il y a raison partout, pour tout, la raison doit mettre une borne, c'est un excès qu'il faut empêcher. Fig. Il n'y a point de raison, la chose est excessive, déraisonnable. Comme de raison, comme il est juste. Votre peine sera payée comme de raison. Plus que de raison, plus qu'il n'est raisonnable. En style de palais. Pour valoir ce que de raison, pour valoir ce qui sera équitable.
Ah ! qu'avec peu d'effet on entend la raison, Quand le cœur est atteint d'un si charmant poison ! — Pierre Corneille (1606-1684)
Philinte : Mais qui voulez-vous donc qui pour vous sollicite ? - Alceste : Qui je veux ? La raison, mon bon droit, l'équité — Molière (1622-1673)
Compte, explication. Faire raison, expliquer. Familièrement. Faites-moi raison d'un tel, expliquez-moi les motifs pour lesquels il en use comme il fait. Demander à quelqu'un raison de quelque chose, lui demander qu'il explique une chose qu'il a dite ou faite. Demander à quelqu'un raison de sa vie entière. Rendre raison de quelque chose, en expliquer les motifs. Point de raison, point d'explication. Se rendre raison d'une chose, se l'expliquer.
Le philosophe ennuyé des équivoques et des méprises du poëte, et ne voulant plus entrer en raison avec lui — Guez de Balzac (1597-1654)
[La dame] Fut un longtemps si dure et si cruelle, Que Minutol n'en sut tirer raison — La Fontaine (1621-1695)
Satisfaction, contentement sur quelque chose qu'on demande. Je vous ferai avoir raison de vos prétentions. Faites-moi raison de la part que j'ai dans cette succession.
Réparation d'un outrage, d'un affront. Tirer raison d'une offense, s'en venger. Autrefois on disait aussi (ce qui ne se dit plus) tirer la raison, tirer sa raison. Faire raison, faire réparation. On disait autrefois aussi (ce qui ne se dit plus) faire la raison. Faire raison de quelqu'un, s'en venger. Avoir raison de quelqu'un, triompher de lui, en venir à bout. Fig. L'adversité n'aura pas raison de lui. Faire raison, a quelquefois un sens analogue. Demander raison à quelqu'un, l'appeler en duel. Rendre raison à quelqu'un, se battre en duel avec lui. Se faire raison soi-même, à soi-même, se faire justice par force, de sa propre autorité. Faire raison, rendre justice. Se faire raison, se rendre justice. Faire raison à quelqu'un d'une santé qu'il a portée, boire avec lui à la santé de la personne qu'il a désignée ; la santé qu'il propose étant considérée comme une provocation. Fig. Jusqu'au col il se plonge, Lui [âne], le conducteur et l'éponge.
Sans cela je vous demanderais raison de ce que vous m'accusez de l'extrême envie de sortir de ce lieu — Voiture (1597-1648)
Pour se venger, par l'avanie qu'il nous suscita, du peu de raison qu'on lui avait fait du valet dont il s'était plaint avec justice — TAVERNIER
Preuve par discours, par argument. Familièrement. Point tant de raisons ! manière d'imposer silence, et de montrer à quelqu'un que ses objections déplaisent.
La raison du plus fort est toujours la meilleure — La Fontaine (1621-1695)
Une jeune souris, de peu d'expérience, Crut fléchir un vieux chat, implorant sa clémence, Et payant de raisons le Raminagrobis.... — La Fontaine (1621-1695)
Cause, sujet, motif. Terme de philosophie. Raison suffisante, se dit, dans le leibnitzianisme, de la cause sans laquelle nous jugeons qu'un fait ne peut avoir lieu. Dans le langage général, ce qui suffit à opérer, à expliquer. À plus forte raison, par un motif d'autant plus fort. Pour raison à moi connue, pour un motif que je ne veux pas faire connaître. Pour raison à vous connue, pour un motif qu'il n'est pas nécessaire que je vous explique, que vous connaissez comme moi. Familièrement. Conter ses raisons à quelqu'un, l'entretenir de ses affaires, de ses motifs d'agir. Populairement. Avoir des raisons avec quelqu'un, contester avec lui.
Il semble que sa flamme, en cette amour nouvelle, Ne cherche autre raison que de m'être infidèle — Racan (1589-1670)
Ainsi votre raison n'est pas raison pour moi — Pierre Corneille (1606-1684)
Raison d'État, voy. ÉTAT, n° 8. On a dit (Biogr. univ. de MICHAUD, art. le P. Joseph) que le mot de raison d'État fut prononcé pour la première fois dans un conseil tenu par Richelieu. Cela est inexact, puisque Régnier l'a employé, comme on voit au mot ÉTAT. Raison de famille, considérations d'intérêt qui déterminent la conduite dans une famille.
C'est pourtant grand' pitié, qu'on oblige une fille D'épouser un couvent par raison de famille — Hauteroche (1617-1707)
Terme de mathématique. Rapport d'une quantité à une autre quantité. Progression qui marche par raison arithmétique, par raison géométrique. La raison de l'attraction est directe quand on considère les masses, inverse et comme le carré quand on considère les distances. Fig. Moyenne et extrême raison, proportion dans laquelle un tout est à une de ses deux parties comme celle-ci est à la seconde. Premières et dernières raisons, nom d'une théorie célèbre de Newton.
Lorsqu'on augmente dans une raison donnée toutes les températures initiales, on augmente dans la même raison toutes les températures successives — FOURIER
La pensée, qui est la raison commune en laquelle les actes intellectuels conviennent, diffère totalement de l'extension, qui est la raison commune des actes corporels — Descartes (1596-1650)
Terme de banque et de commerce. Noms des associés rangés et énoncés de la manière déterminée par la société. Cette maison est sous la raison Laffitte et compagnie. Raison sociale, nom sous lequel une société est connue à la bourse et dans le commerce. Manufacture des glaces et verreries de Montluçon ; société française en commandite, raison sociale : F. Berlioz et compagnie. Part d'un associé dans le fonds d'une société de commerce (vieilli en ce sens ; on dit : son intérêt, sa mise de fonds est de tant). Sa raison est d'un tiers. Livre de raison, registre où un négociant porte ses comptes par doit et avoir (vieilli ; on dit grand-livre).
Tous banquiers.... et marchands en gros.... seront obligés de tenir livres de raison en bonne et due forme ; et tous marchands, boutiquiers et vendants en détail, des livres journaux
Le grand-livre ou livre de raison doit contenir tous les comptes généraux et particuliers, auxquels les articles qui sont sur le journal doivent être rapportés, soit en débit, soit en crédit — P. GIRAUDEAU
En termes de charpenterie, mettre les pièces de bois en leur raison, les mettre à leurs places respectives.
Terme de pratique. Raisons, au pluriel, se dit des titres et prétentions qu'une personne peut avoir. Céder ses droits, noms et raisons.
S'est dit, dans la marine, pour ration.
Raison ou ration est la mesure de biscuit, pitance et boisson qui se distribue à chacun dans le bord,
À telle fin que de raison, locut. adverb. signifiant, en style d'affaires, par précaution, dans la pensée que la chose pourra servir. Il fit faire un état des lieux à telle fin que de raison. L'ellipse remplie donne : pour telle fin qu'il sera de raison. Dans le langage familier. À tout événement.
À raison de, loc. prépos. Au taux de, sur le pied de. Sur ce vaisseau la disette de l'eau obligea de ne la distribuer qu'à raison d'un demi-litre par tête. On paya cet ouvrier à raison de l'ouvrage qu'il avait fait. Fig. À raison de, s'emploie comme moyen d'expliquer, de motiver, et est l'équivalent de : à cause de. Il put circuler librement, à raison de son passe-port. Les passions, à raison de l'aveuglement qu'elles causent, sont dangereuses. Cet employé, à raison de ses bons services, vient de recevoir une gratification.
Il fallait que l'homme libre préparât des gens qui fissent ce service, à raison d'un homme pour quatre manoirs — Montesquieu (1689-1755)
En raison de, loc. prép. En proportion de. Les corps s'attirent en raison directe de leurs masses, et en raison inverse du carré de leurs distances. En raison directe, en augmentant ou diminuant dans le rapport qu'une autre quantité augmente ou diminue. La vitesse d'un corps qui tombe est en raison directe du temps ; l'espace parcouru varie en raison directe du carré du temps. En raison inverse, en augmentant ou diminuant dans le rapport qu'une autre quantité diminue ou augmente. Les corps s'attirent en raison inverse du carré des distances. En raison composée, suivant un rapport dont les termes se multiplient l'un par l'autre. Fig. Fig. En raison de, vu, en considération de. L'ambition s'accroît en raison des succès que l'on obtient.
Il y a une estime publique attachée aux différents arts, en raison inverse de leur utilité réelle — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
En considérant le luxe des divers peuples les uns à l'égard des autres, il est dans chaque État en raison composée de l'inégalité des fortunes qui est entre les citoyens, et de l'inégalité des richesses des divers États — Montesquieu (1689-1755)
Étymologie : Bourguig. roison ; provenç. razo, raxio ; catal. rahó ; espagn. razon ; ital. ragione ; du lat. rationem, de ratus, compté, déterminé ; comparez le sanscrit rita, vrai.
Historique : XIe s. Si est raisun que il dunge [donne] diz solz Bien [il] sait parler et dreite raison rendre XIIe s. Se je vous aim, j'i assez ai reson S'amors ne vaint raison, j'i doi faillir Car je n'i voi raison [moyen] de l'eschiver À vous, amans, plus qu'à nule autre gent Est bien raison que ma dolor [je] complaigne Raisons dit qu'il me souffise.... Guiteclins de Sassoigne a sa raison [discours] fenie Dunc ad fait devant sei venir li reis Henris Les evesques ; sis [ainsi les] ad forment à raisun mis, E volt que il li tiengnent ço qu'il li unt promis Dame, esgardés i raison ; Par le fil sainte Marie, …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Faculté intellectuelle par laquelle l’homme connaît, juge et se conduit. L’homme est capable de raison, est doué de raison. La raison est pour les hommes ce que l’instinct est pour les animaux. C’est à sept ans accomplis qu’un enfant est considéré comme ayant atteint l’âge de raison. La raison humaine est bornée. La raison humaine ne saurait atteindre jusque-là. Les lumières de la raison. Cultiver, former sa raison. Il a sa raison, toute sa raison. Sa raison s’affaiblit. Sa raison s’égare. Un être privé de raison. Il a recouvré la raison.
Perdre la raison, Tomber en démence. Il se dit, par exagération, d’un Homme qui fait une chose contraire à la raison, au bon sens. Quoi! vous avez fait cette chose absurde? il faut que vous ayez perdu la raison.
En termes de Philosophie, Raison pure se dit par opposition à Raison pratique, de la Connaissance intuitive des vérités nécessaires. Kant a écrit un traité intitulé " Critique de la raison pure. "
être de raison, par opposition à être réel, se dit de Ce qui n’existe que dans l’esprit, dans l’imagination. L’homme à l’état de nature est un être de raison. En mathématiques, le point et la ligne sont des êtres de raison.
RAISON signifie plus particulièrement Faculté de raisonner, d’établir des démonstrations, d’administrer des preuves. La raison discursive. La raison géométrique.
Il désigne aussi le Bon sens, le bon usage de la raison, la sagesse, la justesse d’esprit. Cet homme n’a pas de raison. Il est sans raison. Il n’y a pas de raison à ce qu’il fait, à ce qu’il dit. Il n’a pas de raison de se conduire comme il fait. Il manque de raison. Sa conduite est pleine de raison. Je compte sur votre raison. J’en appelle à votre raison. Il a plus de raison que d’imagination. Il a un fonds de raison qui le préserve de bien des fautes. Cela choque la raison. La raison s’y oppose.
Parler raison, Parler sagement, raisonnablement. C’est un homme qui parle toujours raison. Il faut autant qu’on peut parler raison aux enfants. Il signifie quelquefois Devenir raisonnable, accommodant, traitable. Voilà parler raison. C’est parler raison cela.
Fig. et fam., Il n’y a ni rime ni raison se dit en parlant d’un Raisonnement faux, d’un ouvrage de l’esprit très mal fait, etc. Il n’y a ni rime ni raison à tout ce qu’il dit. Cet auteur a fait une pièce où il n’y a ni rime ni raison. On dit de même : Ce discours, cet écrit n’a ni rime ni raison.
Mariage de raison, Mariage où les convenances, les rapports d’état et de fortune ont été plus consultés que l’inclination.
RAISON signifie encore Ce qui est de devoir, de droit, d’équité, de justice. Se rendre à la raison. Réduire quelqu’un à la raison, le ranger, l’amener, le mettre à la raison. La droite raison le veut. C’est la raison même. C’est raison, c’est bien raison que chacun soit maître chez soi. Cela est contre tout droit et raison, contre toute raison. Mettre la raison de son côté.
Mettre quelqu’un à la raison signifie Réduire quelqu’un par la force.
Avoir raison, être fondé dans ce qu’on dit, dans ce qu’on fait. Vous avez tort, c’est lui qui a raison. Il a raison contre vous. C’est un homme qui veut toujours avoir raison. Ils prétendent tous deux avoir raison. Il a eu raison de congédier ce domestique. Il a eu raison en cela. Vous n’avez pas eu raison de vous emporter ainsi contre lui.
Donner raison à quelqu’un, Prononcer en sa faveur, décider qu’il est fondé en ce qu’il dit ou en ce qu’il fait. Ces enfants m’ont prié de décider entre eux, j’ai donné raison au plus jeune. Il donne toujours raison au dernier qui parle.
Entendre raison, Acquiescer à ce qui est juste et raisonnable. Quelque proposition qu’on lui ait faite, il n’a jamais voulu entendre raison. Enfin vous commencez à entendre raison.
Il n’entend pas raison là-dessus se dit d’un Homme qui sur quelque point se montre inflexible, sévère, opiniâtre, toujours prêt à se formaliser.
Comme de raison, Comme il est juste, comme il est raisonnable de faire.
Plus que de raison, Plus qu’il n’est raisonnable. Il a bu plus que de raison.
En style de Procédure, Pour valoir, pour servir ce que de raison, pour être ordonné ce que de raison, Pour valoir, pour être ordonné ce qui sera de justice, d’équité.
RAISON se dit aussi de la Réparation d’un outrage, d’un affront. Demander, tirer raison d’une offense. Demander raison à quelqu’un. Tirer raison de quelqu’un. Faire raison à quelqu’un.
Demander à quelqu’un raison de quelque chose, Demander à quelqu’un qu’il rende compte d’une chose qu’il a faite ou dite, qu’il en explique les motifs. On lui a demandé raison de sa conduite, de ses discours.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- raisons — pluriel — /ʁɛzɔ̃/
- raison — singulier — /ʁɛzɔ̃/
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