rafle

rafle

nom, féminin, /ʁaflə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (3 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Nom donné, dans quelques provinces, à une maladie éruptive de la vache. On la nomme aussi échauboulure, rave ou feu.

Étymologie : Holl. rappe, teigne.

Historique : XIIIe s. Tout aussi tost si est keüe [tombée] Sa puans roffe [on lit à tort roffée], s'orde craffe, Com à poissons quand on les craffe XVe s. Oindre le visage du seigneur qui estoit mesel [lépreux], et par ce sa raffle lui charroit [tomberait] de son visage Helas ! j'ai goute miseraigne, J'ai rifle et rafle et roigne et taigne, J'ai fievre lente et suis podagre

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 3

s. f.

  1. Action de rafler, d'enlever. Faire rafle, enlever tout sans rien laisser.

    Ville prise d'assaut n'est pas mieux au pillage ; La veuve et les cousins, chacun y fait pour soi, Comme fait un traitant pour les deniers du roi ; Où qu'ils jettent la main, ils font rafles entières — Pierre Corneille (1606-1684)

    Louis de Bade avait calculé sur notre éloignement qu'il aurait le loisir de faire une rafle en Allemagne — Saint-Simon (1675-1755)

  2. Terme de chasse. Espèce de filet ou de tramail contre-maillé, pour prendre les petits oiseaux. Terme de pêche. Filet garni d'ailes, et ayant plusieurs ouvertures à chaque extrémité.

  3. Terme de jeu. Coup où chacun des dés amène le même point, ainsi dit parce qu'il rafle, gagne. Faire rafle.

    Je ne suis pas fort en peine du temps où se tirera votre loterie, et je ne suis pas assez fou pour me persuader qu'en quatre coups j'amènerai rafle de six — Boileau (1636-1711)

    Il [Louis XIV] en faisait des loteries [de bijoux précieux pour les dames], ou bien on les jouait à la rafle, et Mme de Bourgogne distribuait souvent les lots gagnés — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Voy. RAFLER.

Historique : XIVe s. Icellui Baudet et aucuns autres s'esbatoient à un jeu que l'en dit le poulain ou rafle XVIe s. Jecter une rafle Lorsque sentez qu'il y a à jouer de la rafle [à prendre]

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Grappe de raisin qui n'a plus de grains. Les oiseaux ont mangé tous les grains ; il ne reste plus que la rafle.

    On achève d'emplir le tonneau avec des grappes de raisins dont on a ôté les grains et qu'on appelle communément rafles

  2. Terme de botanique. Pédoncule central ou axe d'une grappe, principalement d'une grappe de raisin ou d'un épi. Quelques-uns disent raffe, et d'autres râpe.

Étymologie : Ital. rappa ; piémont. rap ; de l'allem. Rappe.

Historique : XVe s. Pillez, rongez jusques aux os sans y laisser rifle ou raffle

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Grappe de raisin qui n’a plus de grains. Le vin peut se boire plus tôt quand on égrène les raisins et qu’on ne met pas la rafle dans la cuve. Les vignes ont coulé; il n’y a presque pas de grains, il n’y a que la rafle. Quelques-uns disent Raffe, et d’autres Râpe.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • rafles — pluriel — /ʁaflə/
  • rafle — singulier — /ʁaflə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée rafle#51738.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.