raffinement
nom, masculin, /ʁafinəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Action de rendre plus fin, plus pur.
Ce qui est une des causes de la distribution et peut-être aussi du raffinement des esprits [animaux] — Bossuet (1627-1704)
Fig. Extrême subtilité, extrême finesse.
Un événement manifeste [la ruine totale des Juifs] nous met au-dessus de tous les raffinements des chronologistes — Bossuet (1627-1704)
Les chagrins dévorants et l'infâme ruine, Enfants infortunés de ses raffinements [de la chicane] — Boileau (1636-1711)
Excès de recherche en certaines actions, en certaines habitudes.
Tous les raffinements dont nous nous servons pour couvrir nos tables, suffisent à peine à nous déguiser les cadavres qu'il nous faut manger pour nous assouvir — Bossuet (1627-1704)
La fausse modestie est le dernier raffinement de la vanité — La Bruyère (1645-1696)
Étymologie : Raffiner.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Extrême subtilité, délicatesse particulière. Raffinement de politesse. Raffinement de spiritualité. La délicatesse de son langage va jusqu’au raffinement. Les raffinements du style, des manières, du goût.
Il se dit aussi de l’Excès de recherche que l’on met en certaines actions, en certaines habitudes de la vie. Les raffinements du luxe. Un raffinement de cruauté.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- raffinements — pluriel — /ʁafinəmɑ̃/
- raffinement — singulier — /ʁafinəmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée raffinement#51723.