radotage
nom, masculin, /ʁadɔtaʒə/ ou /ʁadotaʒə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Discours sans suite et sans raison.
J'ai l'honneur de vous envoyer le dernier radotage de ma vieillesse — Voltaire (1694-1778)
Il [Marmontel] nous donne dans le Mercure d'insipides radotages sous le nom de contes — La Harpe (1739-1803)
Etat de celui qui radote.
Je suis très heureux d'avoir pris du goût pour la botanique ; le goût se change insensiblement en une passion d'enfant, ou plutôt en un radotage inutile et vain — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Son esprit était encore plus baissé que son âge ne le comportait ; en un mot, c'était un radotage parfait — Comte de Caylus (1692-1765)
Étymologie : Radoter.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
état de celui qui radote. Il est tombé dans le radotage. Il se dit aussi de Propos sans suite, dénués de raison, de bon sens. Ce discours n’est qu’un radotage. Un interminable radotage. Il est familier.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- radotages — pluriel — /ʁadɔtaʒə/ ou /ʁadotaʒə/
- radotage — singulier — /ʁadɔtaʒə/ ou /ʁadotaʒə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée radotage#51704.