radé
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 1
part. passé
Navire radé.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
part. passé
Mesure bien radée.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée RADÉ, ÉE#sens1.
rade
nom, féminin, /ʁadə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873) — entrée 2
2. RADE, mot qui se trouve dans Mme de Staal. Mais c'est une faute ; il faut lire vade.
Les lettres d'Espagne que je recevais de temps en temps de notre baron pouvaient être interceptées, nos pratiques sourdes découvertes ; chacun y était pour sa rade ; mais le plus agité était M. de Malezieu — Mme de Staal-Delaunay (1684-1750)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Étendue de mer enfermée en partie par des terres plus ou moins élevées, et qui présente aux vaisseaux des mouillages à l'abri des vents et des lames qui ont une certaine direction. Rade sûre. Nous allions entrer dans la rade. Bonne rade du sud, bonne rade du nord, etc. rade où l'on est à l'abri de ces vents. Être en grande rade, être au mouillage dans la partie de la rade la plus éloignée du port. On dit en un sens contraire : être en petite rade. Rade foraine, rade mal fermée, où les bâtiments ne sont pas à l'abri des grands vents du large. Mettre en rade, sortir du port. Les marins disent toujours : Tel navire est en rade, va en rade, etc. et non il est à la rade, il va à la rade. Dans le XVIIe siècle on a dit quelquefois les rades pour la rade, comme les Anglais qui disent the roads :
Ses trois vaisseaux en rade avaient mis voiles bas — Pierre Corneille (1606-1684)
Nous ne marchâmes pas longtemps sans voir un vaisseau à la rade — Scarron (1610-1660)
Étymologie : XVIe s. Et aultres vaisseaux qui estoient à la rade sur le port Espagn. et ital. rada ; all. Reede, Rhedé ; angl. road ; de l'anc. scandinave, reida, équipement des vaisseaux.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
étendue de mer, resserrée entre les terres, qui est à l’abri de certains vents et où les bâtiments peuvent tenir à l’ancre. Cette rade est bonne. Les bâtiments sont en rade, se sont mis en rade, mouillent dans la rade. Entrer, mouiller en rade de Toulon, de Brest, etc. Ce n’est pas un port, c’est une rade. La rade n’est pas sûre.
Rade fermée, Rade bien abritée du vent et de la mer.
Rade foraine, Rade mal fermée, où les bâtiments ne sont pas en sûreté contre les grands vents du large.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- rades — pluriel — /ʁadə/
- rade — singulier — /ʁadə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée rade#51594.