quolibet
nom, masculin, /kolibɛ/ ou /kɔlibɛ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Dans les anciennes écoles, questions de philosophie ou de théologie sur diverses matières qui n'étaient proposées que pour exercer l'esprit des étudiants.
Aujourd'hui, et par une extension péjorative, propos trivial, mauvaise plaisanterie.
Des mots de gueule hors de leur place, Et quolibets froid, comme glace — Scarron (1610-1660)
Après maints quolibets coup sur coup renvoyés — La Fontaine (1621-1695)
Terme de musique. Se disait de morceaux d'un caractère comique et trivial. Se dit aujourd'hui d'un centon musical.
Étymologie : Bas-lat. quodlibetum, du latin quod libet, ce qui plaît.
Historique : XIIIe s. Et quant les preescheurs et les cordeliers qui là estoient li ramentevoient aucun livre qu'il oyst volentiers, il leur disoit : Vous ne me lirez point ; car il n'est si bon livre, après manger, comme quolibez ; c'est à dire que chascun die ce que il veut XVIe s. Les quolibets de taverne, et les saletez de cabarets
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Plaisanterie vulgaire et injurieuse. Il s’est enfui sous les quolibets. Les quolibets de la foule.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- quolibets — pluriel — /kɔlibɛ/ ou /kolibɛ/
- quolibet — singulier — /kɔlibɛ/ ou /kolibɛ/
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