quillé
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 1
adj.
Terme de marine. Qui est muni d'une quille.
Étymologie : Quille 1.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée QUILLÉ, ÉE#sens1.
quille
nom, féminin, /kijə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (5 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Terme de marine. Forte et longue pièce de bois ou réunion de pièces ajustées, sur laquelle on fixe les varangues, l'étambot et l'étrave, et qui, étant la base de la construction du navire, est la première qu'on place sur le chantier. Quille, grosse pièce de bois qui forme le derrière d'un bateau foncet. Quille d'un pont, grosse pièce de bois qui soutient le pont.
Son ouvrage contient deux déterminations difficiles et importantes, l'une..., l'autre de l'angle le plus avantageux du gouvernail avec la quille — Fontenelle (1657-1757)
Pierre le Grand posa de ses mains la quille d'un vaisseau de 54 — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Espagn, quilla ; ital. chiglia ; du germanique : anc. haut-allem. kiol ; anc. scand. kiolr ; anglo-sax. ceol ; allem. Kiel ; angl. keel.
Historique : XVIe s. Il brisa et gasta les quilles et carenes de tous les vaisseaux de Candie, à fin que l'on ne les peust soubdainement poursuivre Trois galleres, la plus grande de cent huit pieds de quille
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. f.
Morceau de bois long et rond, plus mince par le haut que par le bas, servant à un jeu où il y a neuf de ces morceaux de bois qu'on plante debout par leur grosse extrémité, et qu'on abat avec une boule. Jouer aux quilles. Abattre des quilles. Il est planté là comme une quille, se dit d'un homme tout droit sur ses pieds et qui ne bouge. Venir comme un chien dans un jeu de quilles, venir très mal à propos. Fig. Recevoir quelqu'un comme un chien dans un jeu de quilles, le recevoir fort mal. Fig. Trousser ses quilles, s'en aller, décamper. On dit dans le même sens : prendre, trousser son sac et ses quilles (voy. SAC). Ne laisser aux autres que le sac et les quilles, voy. SAC 1. Fig. Abatteur de quilles, homme qui fait beaucoup d'embarras.
Madame.... qui arrive à propos comme un chien dans un jeu de quilles — BUSSY
On reçoit ici les femmes comme un chien dans un jeu de quilles — La Fontaine (1621-1695)
Quille des Indes ou toupie hollandaise, jeu qui consiste à lancer une toupie au milieu des quilles dressées sur un plateau. Quilles sur table, petites quilles rangées sur un plateau et se redressant au moyen de cordons : on fait tourner la boule autour d'une flèche à laquelle elle est attachée. Quilles au bâton, jeu qui se joue avec sept quilles que l'on plante dans du sable et que l'on abat avec des bâtons.
Grand coin de fer à l'usage des ardoisiers. Instrument de bois qui sert à allonger les doigts des gants, et à leur donner la forme convenable. Les marchandes de modes appelaient quilles deux bandes de parements qu'on mettait à une robe le long de la couture du côté jusqu'à la fente.
Nom donné à des masses de cristal de roche. Nom donné à des clavaires.
Le cristal de roche se trouve et croît en grosses quilles dans les cavités des rochers quartzeux et graniteux — Buffon (1707-1788)
Populairement et fig. Les quilles, les jambes.
Étymologie : Génev. guille ; de l'anc. haut-allem. kegil ; allem. Kegel, objet allongé en forme conique, quille.
Historique : XVe s. Plusieurs compaignons se prindrent à jouer amiablement et par esbatement au jeu des grosses quilles, auquel jeu l'en gette de loin pour ferir lesdittes quilles d'un baston de la longueur ou environ d'une aulne Chaudement son gieu [de quilles] commença ; Ou premier part a abattu ; Mais quant vint au passer de là, Son gieu luy fut moult debattu Pour le grant peril qui y fu De hasart, lors du baston quille, Tant qu'à pou qu'il n'a tout perdu, En disant : à ce coup la quille Et messire Jehan trousse ses quilles et s'en va tout droict devers le roy Je ne suis pas si aveuglé Que je ne jouasse…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Marine — Longue pièce de bois ou de métal, ou Réunion de pièces ajustées, formant, de la proue à la poupe d’un navire, la base de la carène. Ce bateau s’est retourné, la quille en l’air.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- quilles — pluriel — /kijə/
- quille — singulier — /kijə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée quille#51316.
quillé
nom, masculin
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Terme rural. Maladie de la vigne, dont les feuilles se couvrent de taches jaunes ou rouges.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée QUILLÉ#sens2.