queux

queux

nom, /kø/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Terme vieilli. Cuisinier. Grand queux de France, nom d'un officier de la maison du roi qui commandait à tous les officiers de la cuisine et de la bouche.

    Le maître queux se tenait sur une chaise élevée entre le buffet et la cheminée — MARCHANGY

    Je chargeai mon maître queux de m'en procurer la recette [de l'omelette au thon] avec les détails les plus minutieux — Brillat-Savarin (1755-1826)

Étymologie : Ital. cuoco ; du lat. coquus, de coquere, cuire (voy. CUIRE).

Historique : XIe s. Sil [ainsi il le] comandat as cous de la maison XIIe s. Ydunkes fu ocis e al coeu fu livrez ; Li keus manja le cuer ; quant li fu demandez, Fist al seignur acreire que senz quer estoit nez XIIIe s. Por ce vous dis-je ; quar li hon Qui est ses kex [son cuisinier] a assez paine XVe s. En yver, du feu, du feu, Et en esté, boire, boire... Chaulx morceaux fais de bon queu, Fault en froit temps, voire, voire, En chault, froide pomme, ou poire, C'est l'ordonnance de Dieu

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Sorte de pierre à aiguiser. Queux à faux. Queux à l'huile. On écrit aussi, mais à tort, queue.

    La torpille endort le bras sans être engourdie ; la pierre queux ou affiloire fait trancher le rasoir et ne tranche pas — La Mothe Le Vayer (1588-1672)

Étymologie : Berry, cous, masculin ; saintong. coue ; picard, keuche, keusse, queusse ; Hainaut, keuche, kuèche ; wallon, keûs ; provenç. cot ; ital. cote ; du lat. cotem ; sansc. ço, aiguiser, et çana, queux. On trouve dans des textes officiels la forme provinciale queusche : Queusches le 100 pesant payera 3 sols,

Historique : XIIIe s. ...Kueus [cuisiniers] Avoient aiguisié à keus Leur coutiaus.... XIVe s. Un grant queux à aiguiser sarpes XVIe s. Qu'il ressembloit à la queu, qui rendoit le cousteau aiguisé et prest à couper, elle ne le pouvant faire Les cueux de plomb [lingots par assimilation de forme] [La jalousie] Queux où l'amour aiguise et trempe son malheur

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Vieux mot qui signifiait autrefois Cuisinier. Il ne s’emploie que précédé du mot Maître. Un maître queux.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • queux — forme de base — /kø/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée queux#51303.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.