quêté · quête

quêté

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Un lièvre quêté par le chien.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée QUÊTÉ, ÉE.

quête

nom, féminin, /kɛtə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Action par laquelle on cherche.

    Ils conviennent de prix et se mettent en quête [de l'ours, pour en avoir la peau] — La Fontaine (1621-1695)

    Si bien qu'à votre quête ayant perdu mes peines — Molière (1622-1673)

  2. Terme de chasse. Action d'un valet de limier qui va détourner une bête pour la lancer. Le canton destiné à un valet de limier pour y trouver et détourner les bêtes. L'action d'un chien qui démêle la voie d'un cerf, d'un sanglier, etc. ou qui cherche les perdrix. Aller en quête. Un limier bon pour la quête. Il se dit aussi du loup qui chasse. Tons que l'on sonne pour faire quêter les chiens. Il se dit de même en parlant de la chasse du gibier à plume. Un épagneul bon pour la quête. Ce chien a la quête brillante, a une fort belle quête.

    Le loup retourne au fond des bois, se met en quête — Buffon (1707-1788)

    Lorsque le chien rencontre un râle, on peut le reconnaître à la vivacité de sa quête, au nombre de faux arrêts... — Buffon (1707-1788)

  3. L'action de demander et de recueillir des aumônes pour les pauvres ou pour des œuvres pieuses. Le produit de la quête.

    Ayant recueilli, d'une quête qu'il fit faire, douze mille drachmes d'argent, il les envoya à Jérusalem — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

    L'on compte quatre-vingt-dix-huit ordres monastiques dans l'Église ; soixante-quatre qui sont rentés, et trente-quatre qui vivent de quête, sans aucune obligation, disent-ils, de travailler ni corporellement ni spirituellement pour gagner leur vie, mais seulement pour éviter l'oisiveté — Voltaire (1694-1778)

  4. Anciennement, dans le droit coutumier, terres de quête, celles qui devaient une rente levée par une collecte que les habitants faisaient sur eux-mêmes. Droit de quête, cens à la quête, droit que le seigneur pouvait faire demander, mais qu'on n'était pas obligé de porter chez lui.

Étymologie : Provenç. questa, quista ; espagn. questa ; ital. chiesta ; du lat. quæsitus, cherché (voy. QUERIR).

Historique : XIIIe s. Et s'ele [la demande] est niée, li sires puet [peut] fere enquerre de sa autorité, et par sa queste fere le amender XIVe s. Si te diray les quatre manieres d'aller en queste [à la chasse] Et lors le doit son mestre fere mener le limier en queste au matin après luy XVe s. Je m'en irai costoyant ces vallées pour ouïr et savoir si j'aurai nulles nouvelles de Geronnet, qui nous a mis en celle queste XVIe s. Pourtant, plaideurs aux amoureuses questes, Allez ailleurs presenter vos requestes Sa queste [de la vertu] est scabreuse et laborieuse Les oyseaux vont à la queste du grain Il tendit l…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Terme de marine. Quantité dont s'écarte de l'extrémité postérieure de la quille d'un vaisseau une perpendiculaire abaissée du sommet de l'étambot sur le prolongement de la face inférieure de la quille.

Étymologie : On écrivait aussi chete, chette, qui, d'après Jal, est équivalent de chute, choite.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Action par laquelle on cherche. Il y a longtemps que je suis en quête d’un tel, en quête de telle chose. Se mettre en quête.

  2. Il se dit, en termes de Chasse, de l’Action d’un valet de limier qui va détourner une bête pour la lancer, et de l’Action du chien qui démêle la voie d’un cerf, d’un sanglier, etc., qu’on veut détourner. Aller en quête. Un limier bon pour la quête.

  3. Il se dit de même en parlant de la Chasse des perdrix. Un épagneul bon pour la quête. Ce chien est trop vif, trop ardent, il n’est pas bon pour la quête.

  4. QUÊTE désigne aussi l’Action de demander et de recueillir des aumônes pour les pauvres ou pour une oeuvre de charité. Faire la quête dans l’église, à domicile, pour les oeuvres de la paroisse, pour les pauvres. Donner à la quête. Les religieux des ordres mendiants font la quête.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • quêtes — pluriel — /kɛtə/
  • quête — singulier — /kɛtə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée quête#51419.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.