quenotte

quenotte

nom, féminin, /kənɔtə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Terme très familier. Dent des petits enfants. Il se dit quelquefois des dents des animaux.

    J'ai songé toute la nuit à Marotte, Et n'ai pu faire dodo : Maman, qui me croit mal à ma quenotte, Pour m'apaiser me fait du lolo — COULANGES

    Belle petite bouche [d'un ours] ! petites quenotes jolies ! — Molière (1622-1673)

  2. Nom marchand d'une coquille univalve, dite aussi quenotte sanglante (du genre nérite).

Étymologie : Diminutif, comme on voit par l'historique, de l'anc. fr. quenne ou cane ; de l'isl. kenna, mâchoire. Dans un texte de 1238 cité par du Cange, un mot quenneya, kenée, signifie un coup sur la joue. Il faut donc rejeter l'étymologie par le saintongeois quener, vagir.

Historique : XIIIe s. Par barat preïs son fromage, Et tu de lui eüs tel gage, Que tu lui ostas à tes canes Quatre de ses plus beles panes Prendre le volt, mès il failli, Et neporquant qatre des pennes L'en remistrent [restèrent] entre les quennes

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Dent de petit enfant. Cet enfant a mal à ses quenottes. De belles, de jolies quenottes. Il est très familier.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • quenottes — pluriel — /kənɔtə/
  • quenotte — singulier — /kənɔtə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée quenotte#51274.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.