purification

purification

nom, féminin, /pyʁifikasjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de séparer des corps naturels leurs impuretés. La purification des métaux. Action de débarrasser une substance quelconque de toutes les matières qui lui sont étrangères. La purification du sang.

  2. Purifications légales, les cérémonies par lesquelles on se purifiait dans la loi de Moïse. Cérémonie des Juifs suivant laquelle une femme qui avait mis au monde un garçon demeurait renfermée pendant quarante jours, et pendant quatre-vingts si c'était une fille, après lesquels elle allait faire ses offrandes au temple. Chez les chrétiens, fête en l'honneur de la Vierge, qui se soumit, comme les autres femmes, à la cérémonie légale de la purification, après ses couches. La Purification de la sainte Vierge. Quand on parle de la fête même, on met un p majuscule. La fête de la Purification. Après la Purification.

    Les purifications légales des Israélites étaient utiles pour la santé et pour les mœurs — Claude Fleury (1640-1723)

    La purification extérieure est appelée dans l'Écriture sanctification — Claude Fleury (1640-1723)

  3. Se dit de pratiques religieuses de propreté usitées dans diverses religions.

    Leurs purifications superstitieuses [des philosophes néo-platoniciens], enfin leur contemplation qui s'évaporait en vaines pensées, et leurs paroles aussi peu solides qu'elles semblaient magnifiques, imposaient au monde — Bossuet (1627-1704)

    Il m'est survenu des affaires qui m'ont empêché de faire ma purification ; vous savez que je ne puis entrer dans la mosquée sans avoir rempli ce devoir — Comte de Caylus (1692-1765)

  4. Action du prêtre à la messe qui, après avoir pris le sang de Notre-Seigneur, prend du vin dans le calice. La messe était presque dite ; on en était à la purification.

Étymologie : Provenç. purificatio ; espagn. purificacion ; ital. purificazione ; du lat. purificationem, de purificare, purifier.

Historique : XIIe s. Nous devons faire la feste de la purification, e por iço [pour cela] nos avons mandé nos lettres XIIIe s. Nul talemelier [boulanger] ne puet cuire le jour de la Tiphanie, ne au jour de la Purification Nostre-Dame, ne au jour Nostre-Dame en mars XIVe s. Par purification il [Aristote] entent purgacion d'aucune passion XVe s. Isabel, femme du duc Charles d'Orleans, gisant de une fille trespassée dedans les jours de sa purification XVIe s. Aprez plusieurs ablutions et purifications

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Action de purifier, d’ôter d’une substance ce qui s’y trouve d’impur et d’étranger. Cela sert à la purification des métaux. La purification du sang.

  2. Il désigne aussi l’Action que le prêtre fait à la messe lorsque, après avoir pris le sang de Notre-Seigneur, immédiatement avant l’ablution il prend du vin dans le calice.

  3. Purifications légales, Les cérémonies par lesquelles on se purifiait dans la loi de Moïse.

  4. PURIFICATION se dit particulièrement de la Fête que l’église célèbre le 2 février, en l’honneur de la Sainte Vierge et en mémoire de ce qu’elle se soumit comme les autres femmes à la cérémonie légale de la purification, après la naissance de son Fils. La purification de la Sainte Vierge. La fête de la Purification.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • purifications — pluriel — /pyʁifikasjɔ̃/
  • purification — singulier — /pyʁifikasjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée purification#50529.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.