purgé
adjectif
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)
Littré (1873)
part. passé
Débarrassé de ce qui est grossier. Des métaux purgés par le feu. Fig.
Purgée, par ses désastres, des restes de l'idolâtrie, elle [Rome] ne subsiste plus que par le christianisme qu'elle annonce à tout l'univers — Bossuet (1627-1704)
Mon sentiment pour vous est purgé de ce vilain alliage — Mlle DE LESPINASSE
Il se dit du style, de la langue. En un sens particulier, débarrassé, en parlant d'un livre, de ce qui est jugé condamnable.
Mme de Pompadour ayant désiré que le Venceslas de Rotrou fût purgé des grossièretés de mœurs et de langage qui déparaient cette tragédie — Marmontel (1723-1799)
L'exemplaire de M. d'Argental [du Dépositaire] est, dit-on, purgé de toutes ces horreurs [attaques contre les dévots] — Voltaire (1694-1778)
Qui a pris un purgatif.
Le plus souvent, quand je reviens de la ville, je suis tout étonné que je les trouve [mes enfants, ma famille] saignés ou purgés par son ordre — Molière (1622-1673)
Pour quoi on a rempli les formalités nécessaires.
Quelques décrets mal purgés m'ont fait résoudre à me mettre auprès de quelque honnête personne qui eût soin de moi — Dancourt (1661-1725)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- purgées — pluriel féminin
- purgés — pluriel masculin
- purgée — singulier féminin
- purgé — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée purgé#102793.
purge
nom, féminin, /pyʁʒə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de nettoyer. Action de purger le fil grége. Terme d'administration. Action de désinfecter des marchandises qui pouvaient porter le germe de la peste.
L'alimentation des machines à vapeur avec l'eau de mer force les mécaniciens à faire des purges qui sont indispensables, et qui ne sont pas suffisantes en général, quelles que soient les précautions prises — DOMATIEN
Médicament purgatif. J'ai pris une bonne purge aujourd'hui.
Je me porte très bien de ma purge — Mme de Sévigné (1626-1696)
On peut en prendre deux fois par semaine [de la casse mondée], sans trop accoutumer son estomac à cette purge domestique — Voltaire (1694-1778)
Purge d'hypothèques, moyen accordé au tiers détenteur, pour affranchir l'immeuble des hypothèques qui le grèvent du fait des précédents propriétaires. Les papiers mêmes, les actes qui établissent la purge.
Étymologie : Voy. PURGER ; ital. purga.
Historique : XIVe s. S'il est aucun qui pour soupçonnement se mette à loy et à purge comme innocent du cas à luy imposé XVIe s. Purges d'hommicides, c'est la justification de l'accusé d'hommicide Lathyris, de la purge (on dit aujourd'hui épurge).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de se purger; purgatif. Prendre une purge. Prescrire une purge.
En termes de Jurisprudence, il signifie Action de purger. Purge d’hypothèques, Moyen accordé au tiers détenteur pour affranchir l’immeuble des hypothèques dont il est grevé.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- purges — pluriel — /pyʁʒə/
- purge — singulier — /pyʁʒə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée purge#50520.