punition

punition

nom, féminin, /pynisjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Acte par lequel quelqu'un punit. Ce malheur, cet accident lui est arrivé par punition de Dieu, par punition divine, Dieu lui a envoyé cette disgrâce pour le châtier. On dit, absolument, dans le même sens : C'est une punition de Dieu, une punition du ciel.

    Lorsqu'on les accuse de crimes qualifiés qui méritent la censure et la punition des magistrats — Furetière (1619-1688)

    La punition qu'on veut faire à cette ville [Rennes] ne se passera pas sans beaucoup de bruit — Mme de Sévigné (1626-1696)

  2. Acte par lequel quelque méfait est puni. La punition des crimes et des délits appartient aux juges criminels. Il se dit aussi des personnes.

    Il est juste qu'en punition de leur endurcissement [des Juifs] leurs ruines soient dispersées par toute la terre — Bossuet (1627-1704)

    Je vous réponds déjà de sa punition — Pierre Corneille (1606-1684)

  3. Peine infligée pour une faute. Faire la punition, punir.

    Cette indigne mollesse et ces lâches défenses Sont des punitions qu'attirent mes offenses — Pierre Corneille (1606-1684)

    Le pauvre Ésope se jeta aux pieds de son maître, et, se faisant entendre du mieux qu'il put, témoigna qu'il demandait pour toute grâce qu'on sursît de quelques moments sa punition — La Fontaine (1621-1695)

  4. Nom donné aux diverses peines qu'on inflige aux enfants dans les écoles et les colléges. Les pensums, la retenue, les arrêts, la privation de sortie sont des punitions.

  5. Il se dit, aux petits jeux de société, de ce qui est infligé comme peine pour avoir manqué en quelque chose.

Étymologie : Provenç. punicio ; espagn. punicion ; ital. punizione ; du lat. punitionem, de punire, punir. On a dit aussi punissement et puniment.

Historique : XIVe s. Onques à nul pueple ne pleurent tant punissons debonnaires Aux quelx apartenoit porsuir [poursuivre] la punicion des crimineulx On en fera justice et prendra pugnicion selon le cas XVe s. Ce n'est pas justice, sire roi, de couper testes ni poings, ni pieds, ni pendre ; cela est punition

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Action de punir. La punition des crimes et des délits appartient aux juges criminels.

  2. Il signifie aussi Châtiment, peine qu’on fait subir pour quelque faute, pour quelque crime. Une faute si légère ne méritait pas une si grande punition. On doit proportionner la punition aux fautes. On lui a infligé une punition exemplaire.

  3. Ce malheur, cet accident lui est arrivé par punition de Dieu, par punition divine, C’est Dieu qui lui a envoyé cette disgrâce pour le châtier, pour le corriger. On dit absolument, dans le même cas : C’est une punition de Dieu, une punition du ciel.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • punitions — pluriel — /pynisjɔ̃/
  • punition — singulier — /pynisjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée punition#50499.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.