puérilité
nom, féminin, /pyeʁilite/ ou /pyɛʁilite/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Ce qui tient de l'enfant, dans le raisonnement ou dans l'action.
La puérilité de M. de Nemours, qui était bien aise de montrer son bâton de général à Mme de Chastillon — Cardinal de Retz (1613-1679)
Qu'est-ce donc que puérilité ? ce n'est visiblement autre chose qu'une pensée d'écolier qui, pour être trop recherchée, devient froide — Boileau (1636-1711)
Discours, action d'enfant.
Dire que la couronne de France est si noble qu'elle ne peut admettre de femmes, c'est une grande puérilité — Voltaire (1694-1778)
Ceux qui ont voulu se faire valoir en y insérant [dans l'Encyclopédie] leurs puérilités, ont absolument gâté cet ouvrage — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Lat. puerilitatem, de puerilis, puéril.
Historique : XVIe s. La puerilité, qui commence depuis la naissance de l'enfant, et dure jusqu'à dix-huit ans
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Caractère de ce qui est frivole et qui conviendrait à un enfant, soit dans le raisonnement, soit dans les actions; il ne se dit qu’en parlant des Personnes qui ont passé l’âge de l’enfance. Il y a de la puérilité dans ce raisonnement, dans ce discours.
Il se dit aussi des Actions, des discours qui offrent ce caractère. Il ne dit que des puérilités. Ce que vous faites là est une puérilité.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- puérilités — pluriel — /pyeʁilite/ ou /pyɛʁilite/
- puérilité — singulier — /pyeʁilite/ ou /pyɛʁilite/
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