pruderie
nom, féminin, /pʁydəʁi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Affectation de réserve et de bienséance ; ne se dit que des femmes. Familièrement, la pruderie, toutes les femmes prudes. Au plur. Actes de prude.
Il est une saison pour la galanterie ; Il en est une aussi propre à la pruderie ; On peut par politique en prendre le parti, Quand de nos jeunes ans l'éclat est amorti — Molière (1622-1673)
Il y a ....une fausse sagesse qui est pruderie — La Bruyère (1645-1696)
Fig. Il se dit quelquefois de toute réserve excessive ou affectée. La pruderie du langage. La pruderie des partis. La science n'a point de pruderie.
Étymologie : Prude.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Réserve outrée et affectée en ce qui touche à la pudeur et à la bienséance; pudibonderie. C’est une pruderie hors de saison. Elle est d’une pruderie insupportable. Elle a un air de pruderie. La pruderie du langage. Cet écrivain fait sourire par sa pruderie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- pruderies — pluriel — /pʁydəʁi/
- pruderie — singulier — /pʁydəʁi/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pruderie#49768.