prosélytisme
nom, masculin, /pʁozɛlitismə/ ou /pʁɔzelitismə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Zèle de faire des prosélytes. Il se dit le plus souvent en mauvaise part.
Cet esprit de prosélytisme que les Juifs ont pris des Égyptiens, et qui d'eux est passé, comme une maladie épidémique et populaire, aux mahométans et aux chrétiens — Montesquieu (1689-1755)
C'est cette rage de prosélytisme, cette fureur d'amener les autres à boire de son vin, qui conduisit le jésuite Castel et le jésuite Routh auprès du célèbre Montesquieu, lorsqu'il se mourait — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Prosélyte. On a attribué prosélytisme à Mirabeau ; mais il est plus ancien, puisqu'il se trouve dans les Lettres persanes.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Zèle de faire des prosélytes; il se prend le plus souvent en mauvaise part. La manie du prosélytisme. Cet ouvrage a été conçu dans un esprit de prosélytisme. L’ardeur du prosélytisme l’entraîne.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- prosélytismes — pluriel — /pʁɔzelitismə/ ou /pʁozɛlitismə/
- prosélytisme — singulier — /pʁɔzelitismə/ ou /pʁozɛlitismə/
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