prosaïque
adjectif, /pʁɔzaikə/ ou /pʁozaikə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui tient trop de la prose.
Il faut, dans une tragédie, certains vers qui semblent prosaïques, pour relever les autres, et pour conserver la nature du dialogue — Voltaire (1694-1778)
La composition du Moïse sauvé de Saint-Amant est languissante, le vers lâche et prosaïque — Chateaubriand (1768-1848)
Fig. et néologisme. Vulgaire, sans éclat, en parlant des personnes et des choses.
Tout est commun, tout est prosaïque dans l'extérieur de la plupart de nos villes européennes — Mme de Staël (1766-1817)
Je ne sais, mais d'abord il est bien prosaïque — Collin d'Harleville (1755-1806)
Étymologie : Lat. prosaicus, de prosa, prose. Christine de Pisan, Charles V, 1, Prologue, a dit : stille prosal.
Historique : XVIe s. Le style prosaïque est ennemy capital de l'eloquence poetique Mille poetes traisnent et languissent à la prosaïque
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui tient de la prose, qui appartient à la prose. Il s’emploie ordinairement pour condamner, dans la poésie, une expression, un style qui tient trop de la prose. Terme prosaïque. Expression prosaïque. Style prosaïque. Tour prosaïque. Vers prosaïques.
Il s’emploie aussi au figuré. Une nature prosaïque. On dit, en parlant des Personnes : Vous êtes bien prosaïque.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- prosaïques — pluriel — /pʁɔzaikə/ ou /pʁozaikə/
- prosaïque — singulier — /pʁɔzaikə/ ou /pʁozaikə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée prosaïque#49555.