propice
adjectif, /pʁopisə/ ou /pʁɔpisə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui donne faveur, en parlant de la divinité ou de toute puissance de qui notre sort dépend.
Et nous verrons après, par d'autres sacrifices, Si les dieux voudront être à nos vœux plus propices — Pierre Corneille (1606-1684)
S'il est des dieux cruels, il est des dieux propices — Voltaire (1694-1778)
En parlant des choses, favorable. Un vent propice.
Car en quelque façon les malheurs sont propices — Mathurin Régnier (1573-1613)
Le destin, aux grands cœurs si souvent mal propice — Pierre Corneille (1606-1684)
À la propice, loc. adv. Au gré de (locution vieillie).
Géronte : Quel est ce Richard ? - Hector : Moi, fort à votre service ; Ce nom n'étant point fait du tout à la propice D'un valet de joueur, je me suis de nouveau Donné celui d'Hector, du valet de carreau — Regnard (1655-1709)
Étymologie : Lat. propitius, pro-pit-ius, de pro, et petere, aller en volant, voler, d'après Ascoli, Zeitschrift für vergleich. Sprachforsch. t. XVI, p. 211 ; le sens serait : dont le vol est d'un augure heureux.
Historique : XIIe s. Respundi Naboth : Deu me seit propice, que ço ne face que ne duinse [je ne donne] ne despende le heritage de mes anceseurs XIVe s. La chaleur du soleil est propice à toute la nature XVe s. Bateaulx propices à porter chevaulx Par les dessus dits luy furent faictes tant de remonstrances qu'il se accorda, et leur donna par propices oreilles à entendre touchant son eschappement [évasion] XVIe s. Amour.... Tens l'oreille à la mienne [voix], et te montre propice
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui est favorable. Il se dit en parlant de la Divinité et de toute puissance ou autorité dont nous pouvons dépendre. Dieu nous soit propice! Dieu soit propice à nos voeux! Se rendre le ciel propice. Le destin nous fut propice. L’accusé, par sa bonne foi, s’est rendu ses juges plus propices. Jetez sur moi un regard propice, un oeil propice.
Il se dit, par extension, en parlant du Temps, de l’occasion, de la température, du vent, etc. Avoir l’occasion propice. Avoir le temps propice. C’est l’heure, le moment propice. Choisir la saison propice. Toutes choses lui ont été propices dans son entreprise. Les circonstances lui furent propices. Un vent propice nous conduisit dans le port.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- propices — pluriel — /pʁɔpisə/ ou /pʁopisə/
- propice — singulier — /pʁɔpisə/ ou /pʁopisə/
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