promesse

promesse

nom, féminin, /pʁɔmɛsə/ ou /pʁomɛsə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de promettre. Avoir promesse, se dit de celui à qui une promesse a été faite. Donner promesse que, promettre que. Promesses du baptême, celles que l'Église exige des catéchumènes avant de leur conférer le baptême, et que font les parrains et les marraines. Fig. Fig. Se ruiner en promesses, promettre beaucoup, et ne rien tenir.

    Dites-moi seulement s'il a sauvé mon frère, S'il m'a tenu promesse — Pierre Corneille (1606-1684)

    Ceux qui font ces promesses les tiennent — Pascal (1623-1662)

  2. Promesse de mariage, écrit par lequel on s'engage à épouser une personne.

    Apprenez, monsieur, que, pour mon malheur, j'aime ce perfide, que j'ai de lui une promesse de mariage — Hauteroche (1617-1707)

  3. Billet sous seing privé par lequel on s'engage à payer une somme d'argent. Signer, déchirer une promesse.

    Je le priai de me prêter quatre cents pistoles, dont je lui fis ma promesse, et que je lui ai rendues depuis — Cardinal de Retz (1613-1679)

  4. Les enfants de la promesse, les élus.

    Dieu ne doit que suivant ses promesses ; il a promis d'accorder la justice aux prières ; jamais il n'a promis les prières qu'aux enfants de la promesse — Pascal (1623-1662)

Étymologie : Prov. promessa ; espagn. promesa ; ital. promessa ; du lat. promissus, promis (voy. PROMETTRE).

Historique : XIIIe s. Promesse sans don ne vaut gaires Et se m'amor vous prometoie, Jà voir promesse n'en tendroie Et Jehan n'a pas assés por paier les detes et les promesses c'on li demande XIVe s. Ne pensés pas à tel folie.... La proumesse fallir ne poet Promesse est vent ; honneur n'a gloire, Et amours dort, c'est chose voire XVe s. Ceux de dedans durement oppressés et requis par plusieurs fois par le connestable qu'ils se rendissent, ou tous seroient morts, s'ils estoient prins par force ; c'estoient les promesses que le connestable promettoit par coustume

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Action de promettre ou Résultat de cette action. Promesse verbale. Promesse par écrit. Faire de grandes promesses, de magnifiques promesses. Fausser sa promesse. Manquer, contrevenir à sa promesse. N’ajoutez nulle loi à ses promesses. Ce sont des promesses vaines, trompeuses, illusoires. C’est un homme prodigue de promesses, libéral en promesses. Sur la foi de vos promesses, j’ai tenté cette entreprise. Tenir sa promesse. Je me suis fié à votre promesse. Satisfaire à sa promesse. Remplir sa promesse, ses promesses. être réservé dans ses promesses. Fidèle à sa promesse, en ses promesses. Violer sa promesse. S’acquitter de sa promesse, acquitter sa promesse. Me voilà quitte de ma promesse. Accomplir sa promesse. Revenir sur ses promesses. Rétracter une promesse. Il nous a quittés avec promesse de nous rejoindre bientôt. J’ai votre promesse. Je compte sur votre promesse. Il lui a donné une reconnaissance portant promesse. J’ai promesse de lui, j’ai obtenu de lui promesse qu’il s’occupera de votre affaire. Promesse de vente. C’est un homme à qui les promesses ne coûtent rien.

  2. Fig. et fam., Se ruiner en promesses, Faire beaucoup de promesses qu’on ne tient pas.

  3. Promesse de mariage, Engagement pris d’épouser une personne.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • promesses — pluriel — /pʁɔmɛsə/ ou /pʁomɛsə/
  • promesse — singulier — /pʁɔmɛsə/ ou /pʁomɛsə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée promesse#49429.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.