profanation
nom, féminin, /pʁɔfanasjɔ̃/ ou /pʁofanasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de profaner les choses saintes. La profanation des églises, des vases sacrés.
Nous les voyons [les jésuites] autoriser opiniâtrément... toutes les passions de la nature corrompue, la profanation des sacrements... — Pascal (1623-1662)
Je mets au rang des profanations Leurs ables, leurs festins et leurs libations — Jean Racine (1639-1699)
Fig. Abus des choses rares et précieuses. Ces œuvres sont des profanations de l'art.
Mme de Dangeau me propose de coucher dans le lit de M. l'évêque de Chartres : il ne s'en servirait de sa vie après une telle profanation — Mme de Maintenon (1635-1719)
Étymologie : Lat. profanationem, de profanare, profaner.
Historique : XVIe s. Profanation
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de profaner les choses saintes; irrévérence commise contre les choses de la religion. Profanation horrible. La profanation des églises, des vases sacrés. L’usage des paroles de l’écriture pour des pratiques superstitieuses est une profanation.
Il se dit, par extension, de l’Abus qu’on fait des choses rares, précieuses, respectables. Employer un si beau talent à un si indigne usage, c’est une profanation, une vraie profanation.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- profanations — pluriel — /pʁɔfanasjɔ̃/ ou /pʁofanasjɔ̃/
- profanation — singulier — /pʁɔfanasjɔ̃/ ou /pʁofanasjɔ̃/
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