probation
nom, féminin, /pʁobasjɔ̃/ ou /pʁɔbasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Dans quelques ordres religieux, le noviciat, parce qu'on y met comme à l'épreuve les novices.
Il se dit aussi du temps d'épreuve qui précède le noviciat. Fig.
S'enfermer dans le cloître et recevoir, pendant une année de probation, tant de leçons — Bourdaloue (1632-1704)
Vous n'avez pas eu besoin de probation pour être parfaitement honnête homme — Guez de Balzac (1597-1654)
Étymologie : Provenç. proazo, probatio ; espagn. probacion ; ital. probazione ; du lat. probationem, de probare, prouver.
Historique : XIVe s. Et ce appert à tous sans autre probacion XVIe s. La probation est dure, mais nos peres en ont eu d'aussi pressantes, et sont demeurés constants Je dispute du fait, et dis, puisqu'il n'y a nulle probation legitime, qu'il faut tenir tout cela pour fable
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
épreuve. On appelle ainsi, dans certains Ordres religieux, le Temps du noviciat, parce qu’on y éprouve les novices avant de les recevoir à faire profession. Pendant son année de probation.
Il désigne aussi le Temps d’épreuve qui précède le noviciat. Il a fait, elle a fait trois mois de probation avant de prendre l’habit.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- probations — pluriel — /pʁɔbasjɔ̃/ ou /pʁobasjɔ̃/
- probation — singulier — /pʁɔbasjɔ̃/ ou /pʁobasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée probation#49217.