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prisonnier

prisonnier

nom, masculin · /pʁizɔnje/ ou /pʁizonje/

Usage : fréquent (39 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Personne privée de liberté, détenue dans un établissement pénitentiaire : les prisonniers purgent leur peine.

    Le prisonnier a obtenu la permission de recevoir des visites.

    Synonyme : détenu.

    « Un prisonnier sans argent est un oiseau à qui on a coupé les ailes »Lesage (1668-1747)

    « Si l'on vient pour me voir, je vais aux prisonniers Des aumônes que j'ai partager les deniers »Molière (1622-1673)

  2. Personne capturée par une force ennemie au cours d'un conflit armé : un prisonnier de guerre.

    L'officier a été fait prisonnier lors de la retraite.

    Synonyme : captif.

    « Romain Diogène ayant voulu les arrêter [les Turcs], ils le prirent prisonnier »Montesquieu (1689-1755)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Voir aussi : forme féminine prisonnière

Expressions : ne pas faire de prisonniers · se constituer prisonnier

Grammaire et formes (2)
  • prisonniers : pluriel · /pʁizɔnje/ ou /pʁizonje/
  • prisonnier : singulier · /pʁizɔnje/ ou /pʁizonje/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 7 sens

s. m. et f.

  1. Celui, celle qui est privée de sa liberté. Fig. Être prisonnier en quelque lieu, y être retenu malgré sa volonté.

    Le destin, que dans tes fers je brave, M'a fait ta prisonnière et non pas ton esclavePierre Corneille (1606-1684)

    Lorsque, dans son vaisseau [d'Achille], prisonnière timide, Vous voyiez devant vous ce vainqueur homicideJean Racine (1639-1699)

  2. Celui, celle qui est arrêtée pour être mise en prison, ou qui y est détenue. Pain des prisonniers, le pain que l'État fournit tous les jours aux prisonniers.

    Si l'on vient pour me voir, je vais aux prisonniers Des aumônes que j'ai partager les deniersMolière (1622-1673)

    Un prisonnier sans argent est un oiseau à qui on a coupé les ailesLesage (1668-1747)

  3. Prisonnier d'État, celui qui est arrêté ou enfermé pour un acte qui pouvait mettre en péril la sûreté de l'État.

    Duroc et Daru, encore dans sa chambre [de Napoléon], se livraient, à voix basse, aux plus sinistres conjectures, croyant leur chef endormi ; mais lui les écoutait, et le mot de prisonnier d'État venant à frapper son oreille : Comment, s'écria-t-il, vous croyez qu'ils l'oseraient !Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)

  4. Prisonnier de guerre, ou, simplement, prisonnier, celui qui a été pris à la guerre. Faire prisonnier, prendre à la guerre. On dit aussi quelquefois prendre prisonnier. Prisonnier sur parole, prisonnier qu'on laisse libre, sur l'assurance qu'il donne de ne pas sortir du lieu qui lui est désigné.

    Pour l'ordinaire [à Rome], on ne comptait plus les prisonniers parmi les citoyensBossuet (1627-1704)

    Ce fut surtout alors qu'on regarda comme un droit de la guerre de faire pendre. de noyer ou d'égorger les prisonniers faits dans les batailles, et de tuer les vieillards, les enfants et les femmes dans les villes conquisesVoltaire (1694-1778)

  5. Terme de serrurerie. Tourillon qui réunit deux pièces articulées ensemble, et autour duquel s'effectuent leurs mouvements.

  6. S. f. Prisonnière, s'est dit autrefois d'une étoffe très légère.

    Feront des toiles de soie, gaze, étamines, crapaudaille, prisonnières, et généralement toutes autres semblables étoffes, qui seront tant en chaîne qu'en trame, de bonne et pure soie,

  7. Adjectivement. Fig. Terme de serrurerie. Rivure prisonnière, celle dont un des bouts, au lieu d'être rivé sur une barre, l'est dans un trou qu'on tient plus large par le fond qu'à l'entrée.

    Cid : Il est prisonnier ? - Fanès : Lui !... son corps est prisonnier ; Son âme est libreCasimir Delavigne (1793-1843)

    Dans leur marche vers l'intérieur de la Russie, nos soldats prisonniers ne furent pas traités plus humainement [que les Russes qui étaient prisonniers dans l'armée française en retraite] ; et là pourtant l'impérieuse nécessité n'était point une excusePhilippe-Paul de Ségur (1780-1873)

Étymologie : Prison ; wallon, prihaîr ; provenç. preisonier ; espagn. prisionero ; ital. prigioniere. L'ancienne langue disait prison, s. m.

Historique : XVe s. Nul de quelque condition, ou de son sang ou d'autre, n'ose parler ne converser avecques luy, fors ceux qui le gardent, ainsi qu'il est accoustumé de faire à un prisonnier honneste Sire roy, ce veu est vostre, vous serez prisonnier ens au tournoy ; car celluy est prisonnier qui ne va pas là où il veult XVIe s. En sa maison il n'y avoit rien plus froid que l'atre, et tous les prisonniers s'en estoient fuis de sa bourse Nous vous faisons prisonnier par le roy Le Vidasme de Chartres prisonnier si estroittement qu'on ne luy permettoit pas la prison de sa femme

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée prisonnier#49187.

prisonnier

adjectif · /pʁizɔnje/ ou /pʁizonje/

Usage : fréquent (25 occurrences par million, Lexique 3.83).

Expressions : ne pas faire de prisonniers

Grammaire et formes (4)
  • prisonnières : pluriel féminin · /pʁizɔnjɛʁə/ ou /pʁizonjɛʁə/
  • prisonniers : pluriel masculin · /pʁizɔnje/ ou /pʁizonje/
  • prisonnière : singulier féminin · /pʁizɔnjɛʁə/ ou /pʁizonjɛʁə/
  • prisonnier : singulier masculin · /pʁizɔnje/ ou /pʁizonje/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée prisonnier#49188.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.