captif
adjectif, /kaptif/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873)
adj.
Pris à la guerre et fait esclave. Ils emmenèrent les femmes captives. Racheter les chrétiens captifs. Substantivement. L'ordre de la rédemption des captifs, ordre religieux dont la destination était de racheter les captifs faits par les Barbaresques.
Moi captif à la fleur de l'âge Dans ce vieux fort inhabité — Béranger (1780-1857)
Il ouvrira les yeux des aveugles et tirera les captifs de leur prison — Bossuet (1627-1704)
En général et dans le style relevé, pris, détenu. Un oiseau captif. Asservi.
Les coupables qu'il tenait captifs — Bossuet (1627-1704)
Captive, dès le berceau, des ennemis les plus implacables de sa maison — Bossuet (1627-1704)
Par extension, qui est contraint ou attaché. Cette place me rend fort captif. âme captive des sens, des plaisirs.
C'est proprement un charme : il rend l'âme attentive, Ou plutôt il la tient captive, Nous attachant à des récits — La Fontaine (1621-1695)
Tiens ta langue captive, et si ce grand silence.... — Pierre Corneille (1606-1684)
Ballon captif, aérostat qu'on retient au moyen d'une corde, par opposition à ballon perdu, qu'on laisse aller dans l'air.
Étymologie : Captivus, captif (voy. CHÉTIF, qui est l'ancienne forme de captif). Captif a été refait sur le latin au XVIe siècle.
Historique : XVIe s. Ceste galere estoit de seize rames pour banc, accoustrée magnifiquement des armes captives, riches draps de pourpre, et autres telles despouilles Empeschant que l'on ne monstre publiquement la grandeur et la gloire des roys Philippus et Alexandre le Grand prisonnieres et captives soubz les armes romaines La belle main dont la forte foiblesse D'un joug captif donte les plus puissans As-tu point veu une nymphe craintive, Qui va menant ma liberté captive Par les sommets des plus haultes montaignes ? Ceste police de la plus part de nos colleges m'a tousjours despleu ; c'est une vraye geaul…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui a été fait esclave à la guerre. Il se dit proprement en parlant des Guerres de l’antiquité. Il se disait aussi des Esclaves faits par les Mahométans. Les Grecs, ayant pris la ville, passèrent les hommes au fil de l’épée et emmenèrent les femmes captives. Un roi captif. Un peuple captif. Rome rendit sa liberté à la Grèce longtemps captive.
Il est souvent employé comme nom dans les deux sens. à Rome, les captifs suivaient le char du triomphateur.
Il se dit aussi, par extension, dans le style élevé, de Toute sorte de prisonniers. C’était l’unique passe-temps du pauvre captif. Un oiseau captif.
Il signifie encore, tant au propre qu’au figuré, Qui est dans une grande contrainte, dans une grande sujétion. Il tient sa femme captive. Il tient ses enfants captifs, Il ne leur laisse aucune liberté.
Ballon captif. Voyez
BALLON.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (4)
- captives — pluriel féminin — /kaptivə/
- captifs — pluriel masculin — /kaptif/
- captive — singulier féminin — /kaptivə/
- captif — singulier masculin — /kaptif/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée captif#13114.