prieure · prieuré

prieure

nom, féminin, /pʁijœʁə/

Voir aussi : féminin de prieur

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Supérieure d'un couvent. Dans quelques monastères de filles, grande prieure, la religieuse qui est immédiatement après l'abbesse.

Historique : XIIe s. La prioresse entendi la raison, Dist à l'abet.... XIIIe s. Autre ore sui religieuse, Or sui rendue, or sui prieuse, Or sui nonain, or sui abesse La prieuse et le couvent de l'eglise dou Val de One XVe s. Mme la prieure print la parole pour tout le couvent

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Supérieure dans un monastère de femmes, ou en chef, ou sous une abbesse. La mère prieure. Madame la prieure.

  2. Sous-prieure, La religieuse qui a la direction, dans un monastère de femmes, après la prieuré.

  3. Dans quelques Monastères de femmes, Grande prieure, La religieuse qui était immédiatement après l’abbesse.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • prieures — pluriel — /pʁijœʁə/
  • prieure — singulier — /pʁijœʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée prieure#49111.

prieuré

nom, masculin, /pʁijøʁe/ ou /pʁijœʁe/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (5 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Dignité du prieur, de la prieure.

  2. Couvent sous la conduite d'un prieur, d'une prieure.

  3. Maison, église du couvent.

  4. Maison du prieur.

  5. Prieuré-cure, cure desservie par un religieux et dépendante d'un monastère. Prieuré simple, prieuré dans lequel il n'y avait point de religieux. Prieuré commendataire, bénéfice qu'un prieur séculier tenait en commende.

  6. Grand prieuré, résidence d'un grand prieur.

Étymologie : Pricur. On trouve aussi priorage.

Historique : XIIe s. Se delivrast el regne nuls lius, cum eveschiez, Priorez, abeïe u nuls arceveschiez XVe s. Donnoit aux povres abbayes et priorez, en esglises soustenir, reffaire et gouverner les pitances des freres et couvens XVIe s. Les abbayes et prieurez sont donnez non seulement à prestres seculiers, mais à des petis enfans

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Couvent dirigé par un prieur, par une prieure. Prieuré régulier. Prieuré d’hommes. Prieuré de femmes. Prieuré de fondation royale.

  2. Prieuré-cure, Cure dépendant d’un ordre monastique et desservie par un religieux.

  3. Prieuré commendataire, Bénéfice qu’un prieur séculier tenait en commende.

  4. PRIEURÉ se dit aussi de l’église et des bâtiments d’un couvent dirigé par un prieur ou une prieure. Aller à la messe au prieuré.

  5. Il se disait pareillement de la Maison du prieur, de la prieure. Il était logé au prieuré.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • prieurés — pluriel — /pʁijøʁe/ ou /pʁijœʁe/
  • prieuré — singulier — /pʁijøʁe/ ou /pʁijœʁe/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée prieuré#49113.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.