prévoyance
nom, féminin, /pʁevwajɑ̃sə/ ou /pʁɛvwajɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de prévoir, faculté de prévoir.
Les prévoyances des besoins et des utilités que nous aurions de sa présence [Pascal le père] — Pascal (1623-1662)
C'est elle [la sagesse divine] dont la prévoyance s'étend aux siècles futurs, et enfer me dans ses desseins l'éternité tout entière — Bossuet (1627-1704)
Soin par lequel on prend des mesures pour l'avenir. Au plur.
Il vint hier ici Mesdames... ; un léger soupçon avait causé une légère prévoyance qui composa un très bon dîner — Mme de Sévigné (1626-1696)
Ce qu'une judicieuse prévoyance n'a pu mettre dans l'esprit des hommes, une maîtresse plus impérieuse, je veux dire l'expérience, les a forcés de croire — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Prévoyant. L'ancienne langue disait pourveance, et au XIVe siècle previdence, qui a duré jusqu'au XVIe.
Historique : XIVe s. Le cyrurgien doit ouvrer o [avec] porvoiance et o sapience XVIe s. Cette prevoyance des bestes d'amasser et espargner pour le temps à venir Par son industrie et prevoyance incomparable
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Faculté de prévoir. Rien n’échappe à sa prévoyance. Cet homme est doué d’une grande prévoyance.
Il désigne aussi l’Action de prévoir et de prendre des précautions pour l’avenir. Il a détourné le mal par sa prévoyance. Une active prévoyance.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- prévoyances — pluriel — /pʁevwajɑ̃sə/ ou /pʁɛvwajɑ̃sə/
- prévoyance — singulier — /pʁevwajɑ̃sə/ ou /pʁɛvwajɑ̃sə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée prévoyance#50168.