prévarication
nom, féminin, /pʁevaʁikasjɔ̃/ ou /pʁɛvaʁikasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de prévariquer.
Les lois laissaient un libre cours aux prévarications, parce qu'elles ne prescrivaient ni les formes ni les principes qu'on devait suivre invariablement dans les jugements — Condillac (1714-1780)
Étymologie : Lat. prævaricationem (voyez PRÉVARIQUER).
Historique : XIIe s. Li oil [les yeux] ki estoient malement enlumineit en la prevarication XVIe s. Or avoit-il promis [Du Perron] de faire une prévarication subtile, de laquelle estant sur le poinct.... J'oserois croire qu'il [Socrate] s'y presta aulcunement lui mesme [à sa condamnation], par prevarication, à desseing, ayant de si prez à souffrir l'engourdissement des riches allures de son esprit
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de s’écarter de la justice, de manquer au devoir de sa charge, aux obligations de son ministère. Il est accusé de prévarication. C’est une prévarication manifeste, une prévarication honteuse.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- prévarications — pluriel — /pʁevaʁikasjɔ̃/ ou /pʁɛvaʁikasjɔ̃/
- prévarication — singulier — /pʁevaʁikasjɔ̃/ ou /pʁɛvaʁikasjɔ̃/
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