prêteur
adjectif, /pʁɛtœʁ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui prête. Substantivement. Celui, celle qui prête de l'argent Un prêteur sur gages.
La fourmi n'est pas prêteuse — La Fontaine (1621-1695)
Si, pendant ce délai ou avant que le besoin de l'emprunteur ait cessé, il survient au prêteur un besoin pressant et imprévu de sa chose, le juge peut, suivant les circonstances, obliger l'emprunteur à la lui rendre
Étymologie : Prêter ; prov. prestayre. Prestere, prestayre est nominatif ; presteor, prestador est régime.
Historique : XIIIe s. Li presteres aime plus son detor que ses detors lui, et maintes foiz se contorbe li detors quant il encontre son presteor, porce que il li sovient de ce que il li doit rendre XVIe s. Je ne dy pas, si voulez rien prester, Que ne le prenne : il n'est point de presteur (S'il veut prester) qui ne fasse un debteur
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- prêteuses — pluriel féminin — /pʁɛtøzə/
- prêteurs — pluriel masculin — /pʁɛtœʁ/
- prêteuse — singulier féminin — /pʁɛtøzə/
- prêteur — singulier masculin — /pʁɛtœʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée prêteur#50192.
préteur
nom, masculin, /pʁetœʁ/ ou /pʁɛtœʁ/
Voir aussi : forme féminine préteuse
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Dans les premiers temps de la république romaine, préteur a, suivant son étymologie, le sens de chef militaire et civil ; et c'est d'après cela que les historiens latins donnent le nom de préteurs aux commandants grecs. Plus tard, les consuls à cause des guerres ne pouvant rendre la justice, un magistrat fut créé pour remplir cet office, sous le nom de préteur. Édit du préteur, voy. ÉDIT, n° 1.
Après leur sortie de fonction, les consuls, sous le nom de préteurs et quelquefois de propréteurs, étaient envoyés dans certaines provinces pour les gouverner.
S'est dit des magistrats municipaux de quelques villes d'Allemagne.
Titre que l'on donnait, sous Napoléon Ier, à des officiers nommés dans le sein du sénat et chargés de la police du palais sénatorial.
Étymologie : Prov. et espagn. pretor ; ital. pretore ; du latin prætorem, contracté de præ-itor, celui qui va devant, de præ, et ire, aller (voy. IRAI (J')).
Historique : XIIIe s. Si comme fist un pretor de Rome, quant il dist : si comme nostre ancestre pardonerent à cels de Cartage, tout autressi devons nos pardoner à cels de Grece
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. d’Antiquité romaine — Magistrat qui rendait la justice dans Rome ou qui gouvernait une province : Un édit du préteur. Le préteur de telle province.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- préteurs — pluriel — /pʁetœʁ/ ou /pʁɛtœʁ/
- préteur — singulier — /pʁetœʁ/ ou /pʁɛtœʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée préteur#50129.
prêteur
nom, masculin, /pʁɛtœʁ/
Voir aussi : forme féminine prêteuse
Témoignages historiques
Frise des témoins : Académie 1935 (2 sens)
Académie française, 8e édition (1935)
n.
Celui, celle qui prête à un autre de l’argent ou quelque autre chose. Il n’est pas prêteur de son naturel. C’est un prêteur sur gages. C’est un prêteur à gros intérêt.
Prov. et fig., La fourmi n’est pas prêteuse, se dit en parlant d’une Personne qui n’aime point à prêter.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- prêteurs — pluriel — /pʁɛtœʁ/
- prêteur — singulier — /pʁɛtœʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée prêteur#50191.