prétérition
nom, féminin, /pʁeteʁisjɔ̃/ ou /pʁɛtɛʁisjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
L'action de taire, de passer sous silence. Figure de rhétorique par laquelle on feint d'omettre des circonstances sur lesquelles on insiste avec beaucoup de force. Terme de pratique. Omission d'un héritier nécessaire dans un testament.
Les journaux de l'opposition ont reproché au discours de la couronne la prétérition de l'existence du régent d'Espagne — Benjamin Legoarant (1792-1863)
Étymologie : Prov. et espagn. preterition ; ital. preterizione ; du lat. præteritionem, de præterire, passer outre (voy. PRÉTÉRIT).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Rhétorique — Figure par le moyen de laquelle on parle d’une chose en feignant de n’en vouloir pas parler.
En termes de Droit écrit, il se dit de l’Omission que faisait un testateur, dans son testament, d’un de ses fils ou d’un autre héritier nécessaire. La prétérition annulait le testament.
On le dit aussi d’une Omission analogue dans un contrat.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- prétéritions — pluriel — /pʁeteʁisjɔ̃/ ou /pʁɛtɛʁisjɔ̃/
- prétérition — singulier — /pʁeteʁisjɔ̃/ ou /pʁɛtɛʁisjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée prétérition#50139.