préséance
nom, féminin, /pʁeseɑ̃sə/ ou /pʁɛsɛɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Droit de précéder, de prendre place au-dessus.
Ainsi il se fit cinq siéges, que dans la suite des temps on appela patriarcaux ; la préséance leur était donnée dans le concile — Bossuet (1627-1704)
Mon Dieu, madame, repris-je, je sais bien qu'on sera moins jaloux du rang qu'on tient dans l'univers que de celui qu'on croit devoir tenir dans une chambre, et que la préséance de deux planètes ne fera jamais une si grande affaire que celle de deux ambassadeurs — Fontenelle (1657-1757)
Étymologie : Pré..., préfixe, et séance.
Historique : XVIe s. Archimedes, maistre de cette science [la géométrie] qui s'attribue la presseance sur toutes les aultres en certitude
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Droit de prendre place au-dessus de quelqu’un, ou de le précéder. Disputer la préséance. L’ancienneté règle la préséance entre les membres d’un tribunal. Les Cours d’appel ont la préséance sur les tribunaux de première instance.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- préséances — pluriel — /pʁeseɑ̃sə/ ou /pʁɛsɛɑ̃sə/
- préséance — singulier — /pʁeseɑ̃sə/ ou /pʁɛsɛɑ̃sə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée préséance#50112.