preneur

preneur

adjectif, /pʁənœʁ/

Grammaire et formes (4)
  • preneuses — pluriel féminin — /pʁənøzə/
  • preneurs — pluriel masculin — /pʁənœʁ/
  • preneuse — singulier féminin — /pʁənøzə/
  • preneur — singulier masculin — /pʁənœʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée preneur#49042.

preneur

nom, masculin, /pʁənœʁ/

Voir aussi : forme féminine preneuse

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. m. et f.

  1. Celui, celle qui prend. En marine, capitaine ou navire qui prend un navire ennemi. Adj. Vaisseau preneur, vaisseau qui a fait une prise. Fig. Preneur d'intérêt, celui qui prend intérêt.

    Un vieux renard, mais des plus fins, Grand croqueur de poulets, grand preneur de lapins — La Fontaine (1621-1695)

    Louis lui-même, effroi de tant de princes, Preneur de murs, subjugueur de provinces — La Fontaine (1621-1695)

  2. Il se dit en parlant de quelques chasses. Preneur de taupes. Preneur d'alouettes. Nom de plusieurs animaux. Preneur de cancres, espèce de héron de la Caroline. Preneur de cousins, espèce de gobe-mouches. Preneur d'écrevisses, espèce de héron crabier. Preneur d'huîtres, l'huîtrier. Preneur de mulots, la crécerelle.

    Dampier place à la Nouvelle-Guinée de petits preneurs d'écrevisses à plumage blanc de lait ; ce pourrait être une espèce de crabier — Buffon (1707-1788)

  3. Celui qui use habituellement de certaines choses. Un preneur de tabac, de café.

    Le chevalier de Lorraine, qui était à Forges, courut à Dieppe avec quelques preneurs d'eaux — Saint-Simon (1675-1755)

  4. Terme de pratique. Celui, celle qui prend à bail. La preneuse s'engage à telles conditions.

    Le preneur est tenu de deux obligations principales : 1° d'user de la chose louée en bon père de famille....

Étymologie : Prendre ; prov. prendedor ; ital. prenditore. Dans l'ancien français, le nominatif est prepere, et le régime prendeor, preneor.

Historique : XIIe s. Penre disons nos à la fois por tolir, dont cil oiseal ki les altres ravissent ont non, solunc lo latin, prendeor XIIIe s. Don donnent loz as donneors, Et empirent les preneors XIVe s. Que le lieutenant s'informera deuement et le plus veritablement que faire se pourra, aux preneurs et à chacun à part, de la maniere de la prinse, du pays cu coste où elle aura esté faite XVIe s. La galere de Florence estant prise, et le feu mis dans les poudres, les pris et les preneurs sauterent

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n.

  1. Celui, celle qui prend, qui a coutume de prendre. Il se dit des Personnes qui usent habituellement de certaines choses. Preneur de tabac. Preneur de calé, de thé, etc. Dans cette acception, il est vieux.

  2. Il se dit aussi en parlant de Ceux qui prennent des animaux à certaines chasses. Preneur de taupes. Preneur d’oiseaux à la pipée. Preneur d’alouettes.

  3. PRENEUR, PRENEUSE signifie, en style de Notaire, Celui, celle qui prend une maison à loyer, une terre à ferme, etc. Le preneur, la preneuse s’engage à... Le bailleur et le preneur. Il y a preneur. Cette maison a trouvé preneur.

  4. En termes de Marine, Bâtiment preneur, Celui qui fait une prise. Dans cette locution, Preneur est adjectif.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • preneurs — pluriel — /pʁənœʁ/
  • preneur — singulier — /pʁənœʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée preneur#49041.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.