prenable

prenable

adjectif, /pʁənablə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Qui peut être pris, en parlant d'une place forte. Cette ville n'était prenable que par cet endroit.

  2. Fig. Qui peut être gagné, séduit. Cet homme n'est prenable ni par or ni par argent, les plus belles offres ne peuvent le séduire.

    Sire.... l'on a su vous prendre par l'endroit seul que vous êtes prenable, je veux dire par le respect des choses saintes — Molière (1622-1673)

  3. Répréhensible, susceptible d'être pris en défaut.

    C'est le seul mot par où la traduction soit prenable,

  4. Qui peut être pris par la bouche, par le nez. Ce café est prenable, mais il n'est pas bon. C'est tout au plus si ce tabac est prenable.

Étymologie : Prendre.

Historique : XIVe s. Fay la pipée la plus couverte que tu porras, si en sera mieulx prenable [capable de prendre] XVe s. Et aviserent et considererent auquel lez [côté] elle [la ville] estoit plus prenable

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj. des deux genres

  1. Qui peut être pris, qui n’est pas si fort qu’il ne puisse être pris. Il se dit proprement des Villes et des places fortifiées. Cette place est prenable. Cette ville n’était prenable que par tel côté. Cette place n’est prenable que par famine.

  2. Fig., Cet homme n’est prenable ni par or ni par argent, Les plus belles offres ne peuvent le séduire, le corrompre.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • prenables — pluriel — /pʁənablə/
  • prenable — singulier — /pʁənablə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée prenable#49037.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.