prélature
nom, féminin, /pʁelatyʁə/ ou /pʁɛlatyʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Dignité de prélat.
Saint Augustin, sans se laisser éblouir de sa prélature — Bourdaloue (1632-1704)
Il avait enfin pris son parti et renoncé à la prélature, lorsque quelqu'un accourt lui dire qu'il est nommé à un évêché — La Bruyère (1645-1696)
L'ensemble des prélats, qui à la cour de Rome ont droit de porter l'habit violet.
Bien loin de se trouver flattée de cette imagination de Bouillon, la prélature se moqua cruellement de lui — Saint-Simon (1675-1755)
Étymologie : Prélat ; provenç. espagn. et ital. prelatura. On a dit aussi prelacie
Historique : XVIe s. Car ces vilains de faict et geniture, Sur les gentilz demandoient prelature [prééminence] Princes regnans et gens de prelature
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Dignité de prélat. Cet évêque s’acquitte parfaitement de toutes les fonctions de la prélature. Les devoirs, les honneurs, les privilèges de la prélature.
Il se dit, en parlant de la Cour de Rome, de l’Ensemble des prélats qui ont droit de porter le costume violet et qui, par leurs charges, approchent de plus près la personne du pape, ou qui ont quelque autorité dans les affaires. Entrer dans la prélature. Toute la prélature de Rome.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- prélatures — pluriel — /pʁelatyʁə/ ou /pʁɛlatyʁə/
- prélature — singulier — /pʁelatyʁə/ ou /pʁɛlatyʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée prélature#49998.