prélation
nom, féminin, /pʁɛlasjɔ̃/ ou /pʁelasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Prélation ou droit de prélation, droit par lequel les enfants sont maintenus, par préférence, dans les charges que leurs pères ont possédées.
Droit qu'avait le roi, en plusieurs endroits du royaume, de retirer une terre seigneuriale en remboursant l'acquéreur, pourvu qu'il n'eût pas fait foi et hommage. En bail emphytéotique, droit qu'avait le bailleur d'être préféré à tout autre dans l'acquisition des constructions et améliorations que le preneur voulait aliéner.
Étymologie : Lat. praelationem, préférence, de praelatus, préféré (voy. PRÉLAT). Dans l'ancienne langue, on a dit souvent prelation pour prelature.
Historique : XVIe s. Le droit de retenue ou prelation de chose feodale ou censive est cessible par le seigneur feodal ou direct, et non par le lignager, senon à autre lignager de mesme estoc
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- prélations — pluriel — /pʁelasjɔ̃/ ou /pʁɛlasjɔ̃/
- prélation — singulier — /pʁelasjɔ̃/ ou /pʁɛlasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée prélation#49997.