préférence

préférence

nom, féminin, /pʁefeʁɑ̃sə/ ou /pʁɛfɛʁɑ̃sə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (9 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Acte par lequel on préfère une personne, une chose à une autre. De préférence, par préférence, loc. adv. Par choix.

    C'est par là que l'un d'eux obtient la préférence — Pierre Corneille (1606-1684)

    Ils se sont mis en colère pour la préférence de leurs professions — Molière (1622-1673)

  2. Préférence se dit du choix qu'on fait d'un marchand, d'un domestique, plutôt que d'un autre. Fig.

    Allez chez cette pauvre femme, et dites-lui que je lui veux du bien : j'ai besoin d'une femme de chambre, et je lui donnerai la préférence — Voltaire (1694-1778)

    Venez toujours glaner dans mes champs, accordez-moi cette préférence — Mme de Genlis (1746-1830)

  3. Il se dit, chez une femme, d'un sentiment voisin de l'amour.

    Elle le traitait avec assez de préférence — Antoine Hamilton (1646-1720)

    Une préférence n'est pas de l'amour — Mme de Genlis (1746-1830)

  4. Terme de droit. Avantage qu'on donne à une personne sur une autre.

    Les biens du débiteur sont le gage commun de ses créanciers ; et le prix s'en distribue entre eux par contribution, à moins qu'il n'y ait entre les créanciers des causes légitimes de préférence

    Les causes légitimes de préférence sont les priviléges et hypothèques

  5. Au plur. Marques particulières d'affection ou d'honneur accordées à quelqu'un.

    Vous ambitionnez toujours les préférences

Étymologie : Préférer.

Historique : XIVe s. Et est à entendre vie parfaite en preference par temps et aage souffisant XVIe s. Il merite d'avoir quelque preference par dessus les autres capitaines Ils firent couper les poulces aux Aeginetes, pour leur oster la preference en l'art de la marine

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Acte par lequel on préfère une personne, une chose à une autre. Juste préférence. Demander, avoir, obtenir la préférence. Disputer la préférence. Donner, accorder la préférence. Cicéron mérite la préférence sur tous les orateurs latins. Si vous ne trouvez pas de votre maison plus que je vous en offre, je vous demande la préférence. Si je ne trouve pas cette marchandise à meilleur marché que chez vous, je vous donnerai la préférence, vous aurez ma préférence. Vous avez certaines préférences que je ne puis approuver.

  2. En termes de Droit et de Finance, il signifie Avantages garantis à certains créanciers ou souscripteurs privilégiés. Action de préférence.

  3. PRÉFÉRENCES, au pluriel, se dit de Certaines marques d’affection ou d’honneur plus particulières qu’on accorde à quelqu’un. Vous êtes trop accoutumé aux préférences. Vous ambitionnez toujours les préférences.

  4. DE PRÉFÉRENCE, PAR PRÉFÉRENCE

  5. loc. adv.

  6. Plutôt. Des deux emplois qu’on lui offrait, il a pris celui-là de préférence, par préférence.

  7. DE PRÉFÉRENCE à, PAR PRÉFÉRENCE à

  8. loc. prép.

  9. Plutôt que. Cette charge lui a été confiée de préférence, par préférence à tout autre.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • préférences — pluriel — /pʁefeʁɑ̃sə/ ou /pʁɛfɛʁɑ̃sə/
  • préférence — singulier — /pʁefeʁɑ̃sə/ ou /pʁɛfɛʁɑ̃sə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée préférence#49970.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.