prédilection
nom, féminin, /pʁedilɛksjɔ̃/ ou /pʁɛdilɛksjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Préférence d'affection.
Je les prie de me pardonner une prédilection trop marquée pour Quintilien, qui est mon auteur favori, et qui fait le sujet de mes leçons au Collége royal depuis plus de quarante ans — Rollin (1661-1741)
Le nouveau colonel [du régiment du roi] y fit une dépense digne de sa reconnaissance et de la prédilection du roi — Fontenelle (1657-1757)
Terme de théologie. Se dit d'un amour de préférence en Dieu.
Pour qui il [Dieu] n'a pas eu la même prédilection que pour nous — Bourdaloue (1632-1704)
La prédestination n'est qu'un composé de la prédilection et de la prescience — Fénelon (1651-1715)
Étymologie : Pré..., préfixe, et dilection.
Historique : XVIe s. Enfant de predilection
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Préférence d’amitié, d’affection, de goût. Avoir, marquer de la prédilection pour quelqu’un. Avoir une prédilection marquée pour quelque chose. Prédilection aveugle, insensée. Prédilection juste, méritée. Cette forme d’art a toute ma prédilection.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- prédilections — pluriel — /pʁedilɛksjɔ̃/ ou /pʁɛdilɛksjɔ̃/
- prédilection — singulier — /pʁedilɛksjɔ̃/ ou /pʁɛdilɛksjɔ̃/
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