préambule
nom, masculin, /pʁɛɑ̃bylə/ ou /pʁeɑ̃bylə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Ce qui s'écrit ou ce qui se dit avant de commencer quelque chose, et qui en est comme l'introduction, pour préparer le lecteur ou l'auditeur à ce qui doit suivre. Préambule d'une loi, d'un édit, d'une ordonnance, la partie préliminaire dans laquelle le législateur expose l'objet du nouveau règlement. En théologie catholique, préambules de la foi, les divers points qui précèdent la démonstration même de la vérité de la religion.
La coutume, en faisant un livre, c'est de commencer par un petit préambule ; en voilà un — Marivaux (1688-1763)
Je ne sais où peut tendre un si long préambule — Voltaire (1694-1778)
Fig. Il se dit quelquefois de toute espèce de préliminaire. Discours qui ne va point au fait.
L'acte de protestation de nullité qu'en avait fait M. Arnauld [d'une censure de la Sorbonne], dès avant qu'elle fût conclue, serait un mauvais préambule pour la faire recevoir favorablement — Pascal (1623-1662)
Pour voir à quelle fin tendait son préambule — Mathurin Régnier (1573-1613)
Étymologie : Lat. præambulum, de præ, en avant, et ambulare, aller (voy. AMBLE).
Historique : XIVe s. Les declarations communes du preambule ou commencement du second traité XVe s. Adont le sage roy commença son parler par une preambule si belle et si notable que grant beaulté estoit à oyr La haulte genealogie des nobles roys de France. ....nous peut aydier en ceste partie comme preambule de gloire non adulant
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Avant-propos, entrée en matière. Il n’est entré dans son sujet qu’après un long préambule. Un préambule est nécessaire pour faire comprendre de quoi il s’agit.
Le préambule d’une loi, d’un édit, d’une ordonnance, La partie préliminaire d’une loi, d’un édit, etc., dans laquelle le législateur expose son Intention, ses vues, la nécessité ou l’utilité du nouveau règlement.
PRÉAMBULE se dit, par extension et familièrement, des Discours vagues, qui n’ont rien de déterminé, qui ne vont point au fait, Pas tant de préambules, venez au fait. Il m’ennuie avec ses préambules. Il m’a fallu écouter une heure durant ses ennuyeux préambules. Un préambule que la suite a contredit.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- préambules — pluriel — /pʁeɑ̃bylə/ ou /pʁɛɑ̃bylə/
- préambule — singulier — /pʁeɑ̃bylə/ ou /pʁɛɑ̃bylə/
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