pourriture

pourriture

nom, féminin, /puʁityʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. État de ce qui est pourri. Décomposition du bois qui le rend impropre au service.

    Les particules plus ténues de ces rouilles ferrugineuses.... sont entrées dans la composition des végétaux et dans celle des animaux qui les ont ensuite rendues à la terre par la pourriture et la destruction de leurs corps — Buffon (1707-1788)

    On crut longtemps après lui [Rhedi], que la pourriture était la mère des insectes — Jean Senebier (1742-1809)

  2. Terme de médecine. Pourriture d'hôpital, gangrène qui survient aux plaies ou aux ulcères des blessés dans les hôpitaux dont l'air est vicié par l'encombrement des malades ou par quelque autre circonstance.

  3. Terme de vétérinaire. Pourriture, maladie chronique des bêtes à laine, non contagieuse, mais souvent épizootique, et toujours très dangereuse.

  4. Vase dans lequel on fait macérer l'indigo, le manioc, etc.

  5. Dans le langage trivial, se dit, en termes d'injure, d'une personne gâtée ou méprisable. Va-t'en, pourriture.

Étymologie : Pourrir ; prov. poiridura, puridura ; cat. podridura.

Historique : XIIe s. Entred purreture es miens os À beivre li duna, mais ne sai quei, de fi [par ma foi] ; Gaires ne demura que li freres chaï ; Venin e pureture, grant merveille, vomi XIIIe s. Trova [le renard] un pel [pieu] par aventure, Qui ert usez de porreture Vers qui de porreture naissent Car quant homs pense qu'il n'est riens, Fors porreture et viez merriens.... XVIe s. Les clysteres nutritifs sont faits de la decoction de vieils coqs cuits jusques à pourriture et forte expression d'iceux....

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Corruption, décomposition, état de ce qui est pourri. Sa jambe est si gangrenée qu’elle tombe en pourriture.

  2. Il désigne, par extension, Ce qui est pourri. Ce gibier n’est plus mangeable, c’est une pourriture.

  3. En termes de Médecine, Pourriture d’hôpital se disait, au temps où l’antisepsie et l’asepsie étaient insuffisamment pratiquées, d’une Maladie contagieuse qui s’observait surtout dans certains locaux hospitaliers où les plaies et les ulcères étaient soignés.

  4. En termes de Viticulture, Pourriture noble, Moisissure du raisin qui, pour les vins blancs, sert à la concentration du moût.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • pourritures — pluriel — /puʁityʁə/
  • pourriture — singulier — /puʁityʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pourriture#48932.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.