pouls
nom, masculin, /pu/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Battement des artères, dû à l'ondée du sang qui est projetée par chaque contraction du ventricule gauche du cœur. Pouls dur, pouls souple. Pouls vite, pouls lent. Pouls fréquent. Pouls petit. Chez un adulte le pouls bat 72 fois par minute. On dit le pouls plein, quand l'artère, quel qu'en soit le diamètre, paraît bien remplie sous le doigt qui la touche. Pendant que le pouls bat encore, pendant que nous vivons. Fig. et familièrement. Le pouls lui bat, il a peur. Sans pouls, en syncope. Demeurer sans pouls, demeurer tout interdit. Fig. Tâter le pouls à quelqu'un, le sonder sur une affaire. Fig. Se tâter le pouls, consulter ses forces avant d'entreprendre quelque chose d'important.
Ou bien tâtant le pouls, le ventre et la poitrine — Mathurin Régnier (1573-1613)
Cette connaissance délicate du pouls, qui fait tant d'honneur à ceux qui la possèdent — Dortous de Mairan (1678-1771)
Pouls veineux, mouvement des veines que l'on a comparé à la diastole et à la systole des artères ; mouvement purement accidentel et local, résultant d'un reflux du sang de l'oreillette droite du cœur dans la veine cave supérieure, dans les jugulaires et dans les grosses veines qui s'y rendent.
Fig. Ce qui indique l'état d'un corps comparé à un corps vivant.
J'insiste sur le prix des monnaies, c'est le pouls d'un État — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Provenc. pols ; espagn. pulso ; ital. polso ; du lat. pulsus, de pellere, pousser.
Historique : XIIIe s. Et li pous li batera plus tost qu'il ne sieut [n'a coutume] Et jut une grant pieche pasmés, que on n'i senti poux ne aleine Le braz prant et taste le pous XVe s. Il ne faut jà vostre pousse taster XVIe s. Aubigné connoissant le poux inesgal de ceux qui le conseilloient, et se doutant que le lendemain on changeroit d'avis.... Cependant le duc de Maienne tastoit le poux aux villes de Picardie Le pouls se change par le courroux, et alors est haut, grand, vehement, viste et frequent ; et par la joie est grand, rare et tardif.... par la tristesse est petit, languissant, tardif et rare ; au…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Battement des artères qui se fait sentir en plusieurs endroits du corps, et particulièrement vers le poignet. Un pouls fort, faible, réglé, déréglé, inégal, plein. Pouls intermittent. Pouls fréquent. Pouls fiévreux. Tâter le pouls, prendre le pouls. On ne lui trouve plus de pouls.
Fig. et fam., Tâter le pouls à quelqu’un, Le pressentir sur quelque chose, sonder ses dispositions. Se tâter le pouls, Consulter ses forces, ses ressources, avant de prendre un parti, de faire une démarche, d’entreprendre une affaire. Il se dit aussi des Anxieux qui ne cessent de s’observer, de s’interroger.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- pouls — forme de base — /pu/
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