poulain
nom, masculin, /pulɛ̃/
Voir aussi : forme féminine poulaine
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) · 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Nom du cheval avant l'âge adulte.
Strabon remarque que le satrape d'Arménie envoyait tous les ans régulièrement au roi de Perse vingt mille poulains ; on peut juger du reste à proportion — Rollin (1661-1741)
Dès le temps du premier âge, on a soin de séparer les poulains de leur mère ; on les laisse teter pendant cinq, six ou tout au plus sept mois ; car l'expérience a fait voir que ceux qu'on laisse teter dix ou onze mois ne valent pas ceux qu'on sèvre plus tôt — Buffon (1707-1788)
Espèce de traîneau sans roue, sur lequel on porte de gros fardeaux. Sorte d'échelle garnie d'un échelon de fer à chaque extrémité et servant, dans un magasin, à transporter les barriques et les tonneaux.
Terme de marine. Étai placé en arc-boutant, sous l'étambot d'un bâtiment en construction, pour empêcher qu'il ne glisse sur le chantier.
Genre de poissons de l'ordre des acanthoptérygiens et de la famille des scombéroïdes.
Étymologie : Wallon, polein, du bas-lat. pullanus, dérivé du lat. pullus, petit d'un animal ; provenç. pollin, polli ; espagn. pollino. Pullus est une contraction de puellus, diminutif de puer, enfant (voy. PUÉRIL).
Historique : XIIIe s. Qu'aprent poulain en denteüre [en faisant ses dents], Tenir le veult tant com il dure Qui done viande aus jumenz et aus poleins des corbiaus ? XVIe s. Par le poulain on descend le vin en cave ; par le jambon, en l'estomach
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Nom vulgaire et grossier du bubon d'origine syphilitique.
Étymologie : On a dit que le poulain avait été ainsi nommé, parce qu'il faisait marcher les jambes écartées, démarche comparée à celle du poulain, jeune cheval ; cela est probable.
Historique : XVIe s. Il chasse ledit virus aux aines, et fait apostemes appellées bubons, vulgairement poulains
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 3
s. m.
Se disait, dans le treizième siècle, des paysans des côtes de Syrie, population formée de Syriens, d'Arméniens et d'Européens, dont les races s'étaient croisées.
Étymologie : Arabe, fulân, un tel.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Jeune cheval jusqu’à l’âge adulte, trois ans. La poulinière a mis bas un beau poulain. Voyez POULICHE.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- poulains — pluriel — /pulɛ̃/
- poulain — singulier — /pulɛ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée poulain#48857.