poterne

poterne

nom, féminin, /pɔtɛʁnə/ ou /potɛʁnə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Terme de fortification. Fausse porte, galerie souterraine placée ordinairement dans l'angle du flanc et de la courtine pour faire des sorties secrètes par le fossé. Par analogie, espèce de voûte faite sous un quai dans certaines villes pour pouvoir aller librement de la rue à la rivière.

Étymologie : Bas-lat. posterla, posterula ; du lat. posterula, sentier dérobé, de posterus, qui est après, derrière, de post (voy. PUIS). À Auch, les rues montueuses sont nommées pusterles.

Historique : XIIe s. Normanz firent lez Saine [près de la Seine] une posterne ouvrir XIIIe s. Par la posterle s'en ist [sort] isnellement Et li drughemant [truchement] monta à mont par une fausse poterne et vint en la cambre la roïne, qui l'atendoit A une autre poterne, devers Cafarnaon

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. de Fortification — Galerie souterraine, ménagée dans les fortifications pour faire des sorties secrètes.

  2. Il désigne par extension la Porte qui ferme cette galerie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • poternes — pluriel — /pɔtɛʁnə/ ou /potɛʁnə/
  • poterne — singulier — /pɔtɛʁnə/ ou /potɛʁnə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée poterne#48796.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.